Après le Gabon, le gouvernement Tunisien a décidé de la dissolution de tout le staff technique après l’élimination de l’équipe en huitièmes de finale de la CAN 2025.
Le 4 décembre, au lendemain de l’élimination de la Tunisie en huitièmes de finale face au Mali, lors de la séance des tirs au but, la Fédération tunisienne de football a annoncé, par voie de communiqué, la rupture de sa relation contractuelle avec l’ensemble de l’encadrement technique de la sélection nationale.
Le sélectionneur Sami Trabelsi, en fonction durant la CAN, ainsi que ses assistants, ont été démis de leurs fonctions.
Dans sa communication officielle, la fédération indique que cette décision a été arrêtée d’un commun accord avec le staff concerné, en raison de la sortie prématurée de la compétition.
Cette annonce survient alors que les Aigles de Carthage nourrissaient de fortes ambitions, renforcées par un début de tournoi jugé encourageant en phase de groupes.
Sur le terrain, le parcours tunisien a alterné promesses et frustrations : une victoire convaincante contre l’Ouganda, une défaite face au Nigeria, puis un match nul contre la Tanzanie.
Ces résultats avaient permis d’espérer un parcours plus long, avant l’élimination face au Mali au terme d’un match accroché, conclu après prolongation.
Les critiques ont rapidement ciblé à la fois l’encadrement et certains joueurs après l’élimination de la Tunisie en huitièmes de finale face au Mali.
Plusieurs observateurs ont dénoncé une gestion trop prudente des moments clés, notamment lorsque l’équipe a eu l’occasion de prendre l’avantage, ainsi qu’une inefficacité à concrétiser les occasions créées.
Des voix de supporters et des commentateurs ont également pointé du doigt des joueurs clés qui n’ont pas su faire la différence dans les moments décisifs.
Même au sein du groupe, certains internationaux ont exprimé leur frustration, évoquant des lacunes tactiques et structurelles qui ont empêché les Aigles de Carthage de transformer un parcours prometteur en qualification.
La Tunisie rejoint donc le Gabon dans une série de réactions fermes observées à la CAN 2025. Si les approches diffèrent dans leur ampleur, elles traduisent une même exigence de résultats immédiats et une volonté de tourner la page sans délai.
Reste désormais à savoir comment ces choix pèseront sur la reconstruction sportive des deux sélections dans les mois à venir.