Le communiqué diffusé par la Fecafoot ce 22 janvier 2026 souligne avant tout une précision procédurale obtenue auprès de la CAF : le délai pour déposer un mémoire d’appel ne commencera à courir qu’à compter de la notification officielle des motifs de la décision disciplinaire.
Cette précision, obtenue après plusieurs jours d’incertitude, constitue selon la fédération un élément essentiel pour permettre l’exercice effectif des voies de recours prévues par les règlements sportifs.
Pour autant, la Fecafoot ne se contente pas d’accueillir cette précision formelle. Elle dénonce avec vigueur ce qu’elle qualifie d’écart entre la rapidité avec laquelle la sanction a été prononcée et les délais « prolongés, voire indéterminés » dans la communication des motifs officiels.
Cette disparité, selon le communiqué, soulève des questions importantes quant au respect des principes d’une procédure équitable, y compris le droit fondamental à une justification claire et la transparence des décisions disciplinaires.
Sanctions CAF contre Samuel Eto’o : suspension et amende après la CAN 2025
Au cœur de cette dispute figure la sanction prononcée par la Confédération Africaine de Football à l’encontre de Samuel Eto’o, président de la Fecafoot et figure emblématique du football camerounais.
La décision est intervenue à la suite d’incidents survenus lors du match de quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 opposant le Cameroun au Maroc, disputé le 9 janvier à Rabat.
Après avoir ouvert une procédure disciplinaire, le Jury disciplinaire de la CAF a estimé qu’Eto’o avait enfreint les principes de fair‑play et déontologiques attendus d’un officiel lors de cette rencontre, où le Cameroun s’était incliné 2‑0 face aux hôtes.
Dans son communiqué officiel, la CAF a indiqué que la sanction comprend quatre matchs de suspension – interdisant ainsi à Samuel Eto’o l’accès aux prochains matchs officiels organisés par l’instance continentale dans le cadre de la CAN 2025 – ainsi qu’une amende de 20 000 dollars américains.
Selon la CAF, la décision fait suite au comportement de l’intéressé dans les tribunes au moment de certaines décisions arbitrales, un comportement jugé contraire aux règles établies dans ses statuts et son code disciplinaire.
La Fédération camerounaise de football avait déjà exprimé sa contestation de cette sanction dans un précédent communiqué daté du 14 janvier, estimant que la décision était « dépourvue de toute motivation explicite » et que la procédure rapide ayant conduit à ce verdict soulevait de « sérieuses réserves » au regard des standards d’une justice disciplinaire crédible.
Elle avait également réaffirmé son soutien total à son président et annoncé qu’Eto’o exercerait ses droits de recours dans les délais impartis.