Au Cameroun, le concours de la gendarmerie suscite un fort engouement auprès des jeunes. Selon les chiffres publiés par la gendarmerie nationale du Cameroun sur Facebook le 2 mars 2026, environ 30 000 candidats se sont présentés.
Ces derniers ont affronté, du samedi 28 février au dimanche 1er mars 2026, les épreuves écrites du concours de recrutement. Au total, 3 340 places sont disponibles.
Dans le détail, le concours vise à recruter :
- 300 élèves sous-officiers (option Service général) ;
- 40 élèves sous-officiers (option Santé militaire) ;
- 3 000 élèves gendarmes.
Les tests se sont déroulés sous la supervision du colonel VIORONG Émilienne, inspecteur numéro 4 à l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale.
Les épreuves ont été réparties sur trois sites : le Lycée Leclerc de Yaoundé, le Lycée de Ngoa-Ekellé et le Lycée bilingue d’application de Yaoundé.
Les postulants ont composé en culture générale, mathématiques, anglais et dissertation pour les élèves sous-officiers, tandis que les candidats au grade d’élève gendarme ont passé une épreuve de rédaction.
À l’issue de cette phase, les présélectionnés seront admis aux visites médicales approfondies.
Il convient de noter qu’au Cameroun, si le taux officiel de chômage s’élève à 3,5 % selon Reuters, les jeunes restent les plus durement touchés.
Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le taux de chômage chez les Camerounais âgés de 15 à 35 ans atteint 39,3 %.
Dans ce contexte, les concours de la fonction publique, tels que celui de la gendarmerie, constituent un levier essentiel pour absorber une partie de la jeunesse en quête d’emploi.