Au Burkina Faso, le karité a longtemps nourri les familles et façonné l’économie locale, mais le pays a décidé de faire de ce produit un véritable moteur de développement industriel.
En effet, « le jeudi 28 août 2025, le groupe indien Manorama Industries a signé un accord avec le Bureau national des grands projets du Burkina (BN-GPB) pour implanter une unité de production de beurre de karité. Ashish Saraf, président du groupe, a précisé que le projet serait porté par une filiale locale, Manorama Burkina Industries SA, afin de renforcer durablement l’industrie du karité au Burkina Faso », ont renseigné les sources locales.
Déjà en mai 2025, une délégation de Manorama a rencontré le ministre burkinabè du Commerce pour explorer les opportunités de collaboration et identifier les facilités offertes par l’État.
Même si les détails sur la capacité de production et le calendrier n’ont pas été divulgués, le projet a été présenté comme un moyen de relancer les exportations et de moderniser la filière karité au Burkina Faso.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale visant à industrialiser la filière.
Par ailleurs, depuis septembre 2024, l’exportation des noix de karité brutes a été interdite pour favoriser la transformation locale et garantir que le karité produit au Burkina Faso bénéficie d’une valeur ajoutée nationale.
Entre 2020 et 2023, les exportations de beurre de karité ont reculé tandis que celles d’amandes de karité avaient fortement augmenté, illustrant les défis et le potentiel de la filière. Ce projet a ainsi placé le Burkina Faso au cœur d’un nouvel élan industriel, offrant l’espoir d’un avenir plus prospère pour les producteurs et pour l’économie nationale.