Le gouvernement du Burkina Faso a décidé de relâcher des prisonniers dans les rues de Ouagadougou afin qu’ils puissent participer à la propriété de la ville.
En effet, dans une démarche novatrice, des prisonniers de la prison civile de Ouagadougou ont été mobilisés pour participer au curage des caniveaux aux abords du Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga I.
Cette opération de Travail d’Intérêt Général (TIG), lancée ce mardi 25 février 2025 par la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO), s’inscrit dans le cadre d’une réforme portée par le Ministère de la Justice.
Sous la supervision de la Direction générale de l’administration pénitentiaire (DGAP), cette initiative vise à la fois à améliorer l’environnement urbain et à favoriser la réinsertion des détenus.
Selon les informations, le Travail d’intérêt général (TIG) est une peine alternative à l’emprisonnement.
Il consiste en l’exécution de travaux non rémunérés au profit de la communauté par une personne condamnée.
Au Burkina Faso, cette mesure vise à désengorger les établissements pénitentiaires et à favoriser la réinsertion sociale des condamnés.
D’après la législation burkinabè, la durée du TIG varie entre 40 et 300 heures pour les adultes, et entre 20 et 150 heures pour les mineurs âgés d’au moins 16 ans.
Les tâches assignées peuvent inclure le nettoyage urbain, la réhabilitation d’infrastructures publiques ou toute autre activité bénéfique à la société.
Pour rappel, l’Assemblée législative de Transition (ALT) a adopté à l’unanimité en 2024, une nouvelle loi encadrant l’administration du TIG.