Le mercredi 14 janvier 2026, le Trésor au Burkina Faso annonce la clôture d’une opération d’emprunt menée sur le marché de l’UMOA après avoir récolté 38,5 milliards.
Pour rappel, l’État visait 35 milliards de francs CFA. Il obtient finalement 38,49 milliards. Les investisseurs ont déposé pour 57,91 milliards de soumissions. Un taux de couverture de 165 %.
UMOA-Titres, l’agence régionale chargée de la gestion du marché des titres publics, pilote l’émission. Quatre instruments sont proposés : un bon du Trésor d’un an et trois obligations de maturités différentes. Enfin, les autorités ne retiennent que 66 % des offres reçues. Une approche prudente destinée à privilégier les meilleures conditions financières.
Les bons à court terme concentrent l’essentiel de la demande. Sur le segment à 364 jours, Ouagadougou lève 26,33 milliards avec un rendement moyen pondéré fixé à 7,39 %. Les investisseurs préfèrent ces échéances brèves dans un contexte où la liquidité demeure une priorité. La maturité rassure. Les volumes suivent.
Du côté des obligations à plus longue échéance, les résultats apparaissent plus contrastés. Le titre à trois ans rapporte 5,32 milliards à un taux de 7,28 %. Celui à sept ans mobilise 6,84 milliards, rémunéré à 7,25 %. L’obligation à cinq ans, elle, ne retient aucune soumission.
Six pays membres de l’union monétaire participent à l’opération. Les investisseurs burkinabè arrivent en tête avec près de 18 milliards de francs engagés.
La Côte d’Ivoire apporte 7,2 milliards, le Bénin 6,18 milliards. Le Mali entre dans le jeu pour 5 milliards. Le Niger contribue à hauteur de 2 milliards. Le Sénégal complète avec 120 millions.
Cette levée intervient quelques semaines après un précédent succès. En septembre dernier, le Trésor avait déjà attiré 49,5 milliards sur des titres similaires. Bref, les émissions se multiplient. Le pays cherche à couvrir son déficit budgétaire prévu à 486,8 milliards en 2026, soit 2,6 % du PIB selon les projections du ministère de l’Économie.
Les rendements oscillent autour de 7 %, un niveau qui reflète à la fois les besoins de financement et le profil de risque perçu par le marché.
Les pays de la zone UEMOA maintiennent leur présence régulière sur ces marchés pour financer leurs investissements publics sans recourir massivement aux sources extérieures. La dette publique burkinabè représente environ 56,9 % du produit intérieur brut fin 2024 d’après le Fonds Monétaire International.