Burkina Faso : le pays a produit une quantité record d’or après la sortie de la CEDEAO

Côte d’Ivoire, Maroc…, voici les 5 pays africains les plus attractifs pour l’investissement minier en 2025

Crédit Photo : vietman

Au Burkina Faso, les mines ont extrait 94 tonnes d’or en 2025. Un record. Cette performance survient dans un contexte régional transformé, le pays ayant officialisé son retrait de la CEDEAO le 29 janvier dernier aux côtés du Mali et du Niger.

Yacouba Zabré Gouba a présenté ses résultats devant le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières affiche un taux de réalisation de 89,66 % pour son contrat d’objectifs en 2025. Bref, les chiffres parlent d’eux-mêmes.

La production aurifère totale atteint donc 94 tonnes, saisies comprises. En 2024, elle culminait à 63 tonnes environ. L’exploitation artisanale des mines d’or représente près de 42 tonnes de ce volume au Burkina Faso. Les quinze mines industrielles actives ont fourni le reste.

« Le secteur minier s’est très bien porté en 2025 », a déclaré le ministre Gouba selon l’Agence Ecofin.

Cette envolée s’explique par plusieurs facteurs. La mise en service de la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB) a joué son rôle. Les autorités ont aussi récupéré 10 kg d’or issus du trafic illégal. Des sommes modestes, certes, mais révélatrices d’une volonté de contrôle accrue.

Le contexte politique a changé. Le Burkina Faso a quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest avec ses voisins malien et nigérien après avoir annoncé cette décision en janvier 2024. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Ouagadougou pour célébrer la sortie le 28 janvier 2025. Les trois pays forment désormais l’Alliance des États du Sahel, créée en septembre 2023.

L’or représente entre 70 et 80 % des exportations burkinabè selon le département d’État américain. La Suisse demeure le principal débouché pour le métal précieux extrait au Burkina Faso. Le cours international a favorisé les revenus miniers. En mars 2025, l’once s’échangeait à 2 981,7 dollars, en progression de 38 % sur un an d’après la Direction générale de l’Économie et de la Planification.

Le volet énergétique a connu des développements parallèles. Quelque 160 000 ménages ont été raccordés au réseau électrique en 2025. Les autorités ont électrifié 131 localités rurales. Plus de 165 kilomètres de lignes de transport et 500 kilomètres de lignes basse tension ont été déployés. Enfin, 25 000 luminaires ont été installés dans les centres urbains et périurbains.

Pour 2026, le gouvernement prévoit une réforme du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB). L’artisanat minier sera réorganisé en coopératives structurées. Au moins dix projets miniers semi-mécanisés portés par des investisseurs privés nationaux sont attendus. « En 2026, nous allons travailler à asseoir durablement la souveraineté énergétique et minière », a conclu Yacouba Zabré Gouba.

Continuez la discussion en temps réél !
Rejoignez notre chaîne WhatsApp