Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité du Burkina Faso porte à la connaissance des candidats au pèlerinage à La Mecque que le coût du Hadj, édition 2026, est provisoirement fixé à trois millions deux cent quatre-vingt-cinq mille (3 285 000) francs CFA.
Ce montant se décompose comme suit :
– le coût initial du Hadj : deux millions neuf cent soixante-huit mille (2 968 000) francs CFA ;
– les frais de restauration : trois cent dix-sept mille (317 000) francs CFA.
La prise en compte de la restauration constitue l’une des innovations de cette édition.
En rappel, le coût du Hadj 2025 était fixé à trois millions deux cent soixante un mille cinq cent (3 261 500) francs CFA sans les frais de restauration.
Le prix du mouton est optionnel et reste entièrement à la charge du pèlerin comme par le passé.
Le Ministre d’Etat souhaite un bon Hadj aux futurs pèlerins et encoourage les parties prenantes à s’investir dans une bonne organisation.
La principale innovation annoncée est la prise en charge directe de l’organisation du pèlerinage par l’État burkinabè.
« Désormais, l’organisation du pèlerinage à La Mecque est assurée par l’État à travers le Comité national d’organisation du pèlerinage à La Mecque. À ce titre, le Comité national est chargé du recrutement des candidats. Chaque pèlerin choisit ensuite une agence de son choix pour son encadrement », a expliqué Bertrand Toé.
Selon lui, ces réformes s’appuient sur le décret du 7 octobre 2025 portant réglementation du pèlerinage religieux. Le texte précise toutefois que l’État peut confier, par arrêté du ministre chargé des Cultes, certaines missions aux agences de voyage et de tourisme.
Par ailleurs, l’État assure désormais la sélection des prestataires de services en Arabie saoudite.
Sur le plan organisationnel et conformément aux exigences des autorités saoudiennes, la réforme prévoit une structuration des regroupements d’agences en fonction du nombre de pèlerins enrôlés.
Selon le directeur de cabinet, ces mesures visent à améliorer les conditions de séjour des pèlerins, notamment l’hébergement, le logement et le transport, tout en renforçant la coordination et le suivi de l’organisation du Hadj.