Au Burkina Faso, le président Ibrahim Traoré a annoncé son intention de porter la participation de l’État à 50 % dans la mine Kiaka.
Cette décision a suscité une vive attention, car la mine d’or Kiaka a déjà démontré sa capacité à produire en moyenne 234 000 onces d’or par an sur une durée de vie estimée à 20 ans.
Selon les dispositions du code minier de 2024, le gouvernement burkinabé peut acquérir 30 % du projet, en plus de sa participation gratuite de 15 %.
Cependant, le gouvernement a décidé de franchir un nouveau cap en souhaitant acquérir une part supplémentaire de 35 %, ce qui a porté sa participation à 50 %.
Ainsi, le Burkina Faso, sous la direction d’Ibrahim Traoré, a montré sa volonté de sécuriser l’avenir de la mine Kiaka, tandis que la compagnie australienne West African Resources, propriétaire de l’actif, a dû demander à l’ASX la suspension de sa cotation en bourse.
Un décret d’application du code minier a précisé que l’État peut acquérir une participation « d’au moins 30 % pour lui et/ou le secteur privé national, à titre onéreux », en plus de sa participation gratuite, sans que le prix dépende de la valeur marchande de la mine, mais uniquement des dépenses en exploration et en études de faisabilité.
Pour Kiaka, l’étude de faisabilité réalisée en 2024 a estimé le coût de construction à 447 millions de dollars, confirmant l’ampleur de l’investissement que le Burkina Faso, avec l’appui d’Ibrahim Traoré, a décidé d’entreprendre pour renforcer sa souveraineté minière.
Entrée en production fin juin 2025, la mine Kiaka a démontré son potentiel économique, avec une production annuelle moyenne dont la valeur actuelle s’élève à près de 796 millions de dollars.
Pourtant, West African Resources n’a pas encore communiqué le prix exact proposé pour la part supplémentaire que le gouvernement souhaite acquérir. Les prochaines semaines s’annoncent donc décisives, car la compagnie prévoie un nouveau communiqué d’ici le 1er septembre 2025.
Dans le même temps, d’autres sociétés minières opérant au Burkina Faso n’ont pas encore fait de déclaration officielle, à l’exception d’Orezone Resources, qui a suspendu la cotation de sa mine Bomboré en raison des spéculations du marché.
La société canadienne a néanmoins affirmé : « la société confirme qu’elle n’a pas reçu de demande similaire de la part du gouvernement du Burkina Faso. La société a pris contact avec le gouvernement à ce sujet et rencontrera ses représentants en personne au cours du week-end afin de confirmer que le gouvernement n’a pas l’intention d’acquérir une participation dans la mine de Bomboré ».
En clair, le Burkina Faso d’Ibrahim Traoré, a clairement affiché sa détermination à renforcer sa participation dans la mine Kiaka, un projet qui pourrait transformer le paysage économique du pays et rassurer ses citoyens sur l’avenir de ses ressources naturelles.