Le gouvernement burkinabè a adopté, jeudi, un décret limitant l’exercice du commerce de détail aux seuls nationaux et ressortissants des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES), ainsi qu’aux Africains dont les pays accordent la réciprocité. Cette mesure vise à renforcer la souveraineté économique et protéger les acteurs locaux.
Le Conseil des ministres a adopté jeudi, un décret modifiant la réglementation du commerce de distribution, consacrant l’exclusivité de l’exercice du commerce de détail aux Burkinabè, aux ressortissants de l’AES et des autres pays africains accordant la réciprocité.
Le texte, qui modifie le décret de décembre 2018, introduit également l’interdiction des achats bord champ par des ressortissants de pays étrangers. Cette disposition entend protéger les producteurs agro-sylvo-pastorales en structurant les circuits de commercialisation.
Selon les autorités, cette réforme permettra de protéger les emplois, de préserver les intérêts des producteurs et d’assurer une concurrence saine et loyale sur le marché national.
L’objectif affiché est triple : garantir une régulation plus efficace du marché intérieur, mieux organiser le commerce de distribution et renforcer la souveraineté alimentaire du pays.
Les petits commerçants locaux, souvent confrontés à la concurrence de réseaux étrangers mieux structurés, devraient bénéficier de cette mesure protectionniste qui s’inscrit dans la dynamique de renforcement de l’intégration économique au sein de l’AES, regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Le gouvernement n’a pas précisé le calendrier d’application de ces nouvelles dispositions.