Onze Sud-Africains, présumés piégés et enrôlés au sein d’unités russes pour combattre en Ukraine, ont regagné leur pays ce mercredi 25 février 2026 ont constaté des journalistes de l’AFP à Durban (est).
Quatre membres de ce groupe avaient déjà atterri à Johannesburg le 18 février. Les deux autres sont toujours en Russie, l’un des deux étant hospitalisé, selon le gouvernement sud-africain.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a indiqué mardi que l’enquête sur les « circonstances ayant conduit au recrutement de ces jeunes gens dans des activités mercenaires » se poursuivait.
L’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en 2022 a attiré des mercenaires dans les deux camps, dont certains venant de plusieurs pays africains.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga a affirmé mercredi que plus de 1.780 Africains ressortissants de 36 pays du continent combattaient contre l’Ukraine au sein des troupes russes.
Selon les médias sud-africains, les 17 hommes sont supposés avoir été envoyés en Russie par le parti d’opposition MK, dirigé par l’ex-président sud-africain Jacob Zuma (2009-2018), pour participer à une formation de vigiles.
L’une des filles de Jacob Zuma, Duduzile Zuma-Sambudla, accusée d’être elle-même impliquée dans le recrutement de Sud-Africains pour aller combattre en Ukraine, a démissionné fin novembre de son mandat de député.