Bilan Santé 2025 : hausse de l’utilisation des soins dans la région Maritime

Bilan Santé 2025 : hausse de l'utilisation des soins dans la région Maritime

Crédit Photo : Freepik

Les professionnelles de la santé tiennent une réunion de bilan à Tsévié dans la région maritime pour dresser l’état de soins de santé dans le milieu.

Une rencontre placée sous le thème « Tous engagés pour protéger nos acquis, rassembler nos forces et transformer durablement notre avenir » avec pour objectif principal : analyser les résultats 2025, identifier les faiblesses et proposer un plan d’action priorisé pour 2026.

Selon les premières informations issues de la réunion, la région Maritime a connu une avancée majeure ces dernières années.

L’amélioration du fonctionnement des comités de gestion est particulièrement marquée, bondissant de 57,82 % à 73,33 %, ce qui traduit un renforcement significatif de la gouvernance locale et de l’organisation administrative.

En parallèle, cette meilleure gestion semble porter ses fruits sur le terrain avec une hausse du taux d’utilisation des soins curatifs, qui progresse de 56,37 % à 60,18 %.

Parmi d’autres avancées notables, on mentionne la mise en œuvre de stratégies innovantes telles que des cliniques mobiles, des journées portes ouvertes et aussi de la disponibilité accrue des kits de césarienne subventionnés et la réduction des besoins non satisfaits en concentrés de globules rouges.

 Malgré ces résultats encourageants, force est de constater que le progrès en matière de santé reste confronté à divers aléas qui freinent l’atteinte des objectifs stratégiques.

On observe notamment une baisse de la disponibilité des médicaments traceurs, corrélée à un déficit persistant en personnel de santé au niveau primaire, ce qui fragilise l’offre de soins de proximité.

Par ailleurs, la faible utilisation des services de santé par la population et le niveau critique des besoins non satisfaits en produits sanguins s’élevant à 39,37 % contre une cible nationale de 13 %, constituent des obstacles majeurs à la sécurité des patients.

Enfin, la faible réalisation des audits de décès maternels et néonatals dans certaines formations sanitaires limite la capacité du système à tirer des leçons des échecs passés pour réduire durablement la mortalité évitable.

Pour rappel, en ce qui concerne les infrastructures sanitaires, la région Maritime dispose de 213 formations sanitaires et plus de 2144 agents de santé pour 1 441 658 habitants.

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