Bénin : le pays va reprendre l’exploitation de pétrole en mer

Bénin pétrole

Crédits photo : Pexels par Thomas Parker

Après vingt-huit années d’attente, le champ d’exploitation de pétrole de Sèmè au Bénin reprendra son activité d’ici la fin janvier 2026, selon le groupe Rex International. L’opérateur Akrake Petroleum, sa filiale basée à Singapour, termine actuellement le forage du puits AK-2H dans les eaux peu profondes du bloc 1. La dernière extraction offshore du Bénin remonte à 1998.

Entre 1982 et cette date, le gisement avait livré environ 22 millions de barils. Union Oil, compagnie américaine, découvre le site à la fin des années 1960. La norvégienne Saga Petroleum développe ensuite le champ durant la décennie suivante. Mais les cours mondiaux s’effondrent dans les années 1990. Les installations produisent trop d’eau, rendant l’extraction peu rentable. Enfin, l’activité s’arrête.

Aujourd’hui, les infrastructures sont prêtes. L’unité mobile Stella Energy 1 traitera le brut à la sortie des puits. Le navire Kristina, transformé en plateforme de stockage flottante, assurera le déchargement vers les tankers.

Les deux équipements ont été modernisés et positionnés sur zone dès avril 2025, selon Energy Capital Power. La production pourrait atteindre 15 000 barils quotidiens une fois stabilisée. Un volume modeste si l’on compare aux géants de la région, mais significatif pour Cotonou.

Le calendrier a connu plusieurs accrocs. Les forages devaient reprendre fin 2025. En juillet, la plateforme Borr Gerd entame un programme de cent jours portant sur trois puits. Les équipes rencontrent des couches de schistes instables au-dessus du réservoir cible.

Des tiges de forage cassent. Il faut revoir certains paramètres, collecter de nouvelles données géomécaniques. Bref, l’opérateur ajuste sa méthode pour franchir cette zone difficile lors du percement du puits AK-2H.

Un contrat de partage de production lie l’État béninois et Rex International depuis fin 2023. Akrake Petroleum détient 76% du bloc 1, un périmètre de 551 kilomètres carrés. Le gouvernement conserve 15%, la société locale Octogone Trading dispose des 9% restants.

Selon La Nouvelle Tribune, Rex International indique dans un communiqué publié le 12 janvier que « l’unité mobile de production offshore Stella Energy 1 et l’unité flottante de stockage et de déchargement Kristina ont été modernisées et mises en position, prêtes pour la production. »

Les ambitions vont au-delà de cette première phase. L’opérateur prévoit de ramener un appareil de forage ultérieurement en 2026 pour développer d’autres puits dans le réservoir H6, puis explorer les zones plus profondes H7 et H8. Les campagnes menées en 2014 et 2015 avaient identifié un potentiel encore inexploité. Les techniques modernes de forage horizontal pourraient améliorer la récupération des ressources.

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