Les attaques contre la Croix-Rouge en RDC ont blessé 12 volontaires en cent jours de riposte contre Ebola.
Le bilan a été annoncé lundi 24 août 2026. Il recense 11 incidents dans l’est et le nord-est du pays.
Le communiqué réunit les Croix-Rouge de la RDC et de l’Ouganda, la FICR et le CICR. Ces organisations ont exprimé leur inquiétude face à la répétition des agressions contre leurs équipes.
Leur alerte porte sur les blessures, mais aussi sur les ambulances et le matériel détruits. Une ambulance a notamment été incendiée durant cette période.
À Beni, au Nord-Kivu, trois volontaires ont été agressés le 19 août. Ils participaient aux activités de riposte contre le virus Ebola. Le matériel de l’opération a aussi été détruit.
Le lendemain, deux autres volontaires ont été blessés à Malikuti, dans le Haut-Uélé. Ils tentaient d’organiser un enterrement dans les règles de sécurité et de dignité.
Après l’attaque, les deux hommes ont été évacués vers Isiro pour recevoir des soins. Deux véhicules ont aussi subi des dommages.
Le 17 août, un convoi de la Croix-Rouge ougandaise a été pris pour cible à Aru, en Ituri. Cette équipe participait à la réponse transfrontalière.
Un membre a subi des blessures graves. Deux ambulances ont été caillassées et vandalisées pendant l’attaque.
Ces faits portent à six le nombre de membres blessés la semaine dernière, selon TV5MONDE, qui cite l’AFP. Le bilan cumulé atteint donc 12 volontaires blessés depuis le début de l’épidémie.
Pour la Croix-Rouge, chaque attaque réduit la capacité d’agir auprès des populations. Un volontaire absent, une ambulance hors service ou un équipement détruit ralentit les secours.
Ces pertes peuvent retarder les enterrements organisés avec les précautions nécessaires. Elles peuvent aussi perturber les autres opérations de santé publique.
Le risque dépasse donc la sécurité du personnel. Il touche la continuité des soins et la maîtrise de la flambée.
Le communiqué ne précise ni l’identité des assaillants ni leurs motivations.
Cette retenue évite de tirer des conclusions sans éléments établis. Elle laisse cependant une question décisive : comment protéger les équipes en première ligne ?
Les quatre organisations appellent les communautés et les responsables locaux à soutenir leur action. Elles demandent la protection des volontaires, des soignants et du personnel humanitaire.
Sans cet appui, la riposte risque de perdre des moyens au moment où chaque intervention compte. Les attaques contre la Croix-Rouge en RDC prennent ainsi une portée sanitaire nationale.
Protéger les équipes revient à préserver les chances de contenir Ebola.
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