Alors qu’il participait à une émission sur la chaîne CNews, Arno Klarsfeld, avocat de l’association des Fils et filles de déportés juifs de France, a recommandé à la France, une politique anti-migrant pareille à celle menée par Donald Trump aux USA, pour dit-il : « arrêter les étrangers en situation irrégulière« . Une proposition faite par le juriste alors qu’il s’indignait du vi0l dont a récemment été victime une femme de 90 ans à Nice et pour lequel un Tunisien en situation irrégulière a été arrêté.
«C’est compliqué de se débarrasser de tous les asociaux qui sont OQTF (sous obligation de quitter le territoire français)», a-t-il d’abord assuré avant de proposer ce qui est selon lui, la bonne méthode à suivre.
«Regardez ce que fait Trump aux Etats-Unis, il le fait, c’est-à-dire il a décidé une politique, une politique dure d’envoyer des forces qui sont dures aussi et qui commettent parfois des erreurs», confie-t-il.
Et de poursuivre : «Si on veut se débarrasser des OQTF, il faut organiser comme fait Trump avec l’ICE (la police de l’immigration, ndlr) des sortes de grandes rafles un peu partout, mais en organisant des grandes rafles, c’est-à-dire en essayant d’attraper le plus d’étrangers en situation irrégulière, on commet aussi des injustices».
La déclaration du juriste a très vite suscité l’indignation, suscitant de multiples commentaires de la part de plusieurs acteurs politiques français.
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, aura été l’un des premiers politiciens à s’insurger contre les propos tenus par Arno Klarsfeld, à travers un post sur X.
«Dites-moi que c’est un fake, dites-moi que ce n’est pas possible. La loi du 24 juillet 1881 permettra de condamner sa provocation à la discrimination, la haine et la violence, mais aussi l’apologie du crime», a-t-il posté.
Mathilde Panot, cheffe des députés Insoumis, est elle aussi montée au créneau, critiquant ouvertement la proposition de Klarsfeld.
«Arno Klarsfeld, descendant de personnes raflées et déportées, appelle en direct à la télévision à la rafle et à la capture d’étrangers présents sur le territoire français. Dans quel état de folie, ce pays est-il en train de sombrer ?», a-t-elle écrit.
Vivement critiqué, Klarsfeld a ensuite tenté de se défendre, estimant que : «Sur le mot ‘rafle’ il suffit de se rapporter au dictionnaire, et ce n’est pas la même chose d’arrêter des étrangers qui ont commis des crimes et de les renvoyer éventuellement chez eux que de s’emparer d’enfants juifs et de les envoyer à Auschwitz où ils seront gazés».