Le Bureau international des droits des enfants (IBCR) agit pour les droits de l’enfant depuis plus de 30 ans dans plus d’une vingtaine de pays d’Afrique, des Amériques, d’Asie et du Moyen-Orient. L’idéal que se forge IBCR, est un monde où les droits de l’enfant sont une réalité. Par une approche participative et durable, IBCR œuvre avec ses partenaires sur le terrain, à transformer la place des enfants dans nos sociétés, en particulier celle des enfants qui font face à plus d’obstacles dans la réalisation de leurs droits, et à renforcer les systèmes de protection de l’enfant et de justice. L’écoute, la participation et la protection de l’enfant sont au cœur de toutes ses actions.
RECRUTEMENT DE DEUX PERSONNES CONSULTANTES POUR L’ANIMATION DES ATELIERS DES GROUPES DE REFERENCE DE FEMMES ET DES GROUPES COMMUNAUTAIRES (UNE À SÉGOU ET UNE À SIKASSO)
Le Bureau est basé à Montréal et intervient dans plus de 15 pays sur trois continents, depuis plus de 25 ans. Quatre de nos bureaux sont également installés dans le cadre de nos activités au Burkina Faso, en République Démocratique du Congo (RDC), au Sénégal et au Mali.
– Plus d’informations sur l’organisation :http://www.ibcr.org/fr/
2. Contexte
Au Mali, IBCR met en œuvre le projet Lakana « filles et garçons du Mali mieux protégés contre les violences sexuelles ou sexistes, 2022-2027 » en partenariat avec le gouvernement malien, les associations de la société civile malienne et les enfants.
Ce projet vise à contribuer durablement à des environnements dans lesquels les droits des filles et des garçons du district de Bamako et des régions de Kayes, Ségou et Sikasso sont plus respectés et où ils et elles sont mieux protégé.es, notamment contre les violences sexuelles ou sexistes (VSS). Trois résultats sont visés par le projet: i. une mobilisation accrue et coordonnée des acteurs de changement dans la prévention et la réponse aux violences à l’égard des enfants, notamment les VSS; ii. un renforcement des pratiques des acteurs des services étatiques (secteur social, forces de défense et sécurité, administration pénitentiaire, justice, santé et éducation) et des réseaux communautaires de protection afin qu’elles soient conformes aux droits de l’enfant et adaptées à chaque enfant, en particulier ceux et celles à risque ou victimes de VSS; iii. un renforcement du pouvoir d’agir des enfants, notamment des filles en situation de vulnérabilité, et des associations les accompagnant.???
Dans le cadre des activités du projet Lakana, quatre groupes de référence de femmes et quatre groupes communautaires ont été mis en place afin de favoriser le développement d’initiatives locales expérimentales visant la prévention des violences et la promotion du rôle des enfants dans la mise en œuvre de leurs droits.?
3. Groupes de référence de femmes :
Les groupes de référence de femmes sont composés d’environ 20 femmes dans chacune des zones d’intervention du projet (Bamako, Kayes, Ségou et Sikasso), occupant un rôle permettant la diffusion des enjeux soulignés concernant les droits de l’enfant au sein des communautés. Ainsi, ces femmes sont des leaders et occupent une position respectée dans la communauté.? Ayant déjà une sensibilité aux questions de droit de l’enfant et un intérêt dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, les participant·e·s représentent une diversité 😕 les membres occupent des positions variées et forment également une diversité d’âge.
Les groupes visent de façon générale à favoriser le développement d’initiatives visant la concrétisation des droits de l’enfant et spécifiquement il s’agit de :
– Offrir un espace aux femmes pour discuter des questions des droits des enfants, en particulier les violences sexuelles et sexistes ;
– Agir en tant que passerelle entre les pratiques positives traditionnelles et formelles en matière de protection de l’enfant, et de prévention des violences à l’égard des enfants, notamment les VSS ;
– Renforcer les compétences des membres des groupes sur la mobilisation collective, la collaboration et l’expérimentation ;
– Fournir un espace expérimentation locale.
4. Groupes communautaires
Les groupes communautaires sont composés d’environ 10 femmes et 10 hommes dans chacune des zones d’intervention du projet. Ces groupes rassemblent, entre autres, des dirigeantes d’OSC, des leaders religieux, des leaders d’opinion, toutes et tous occupant également une position respectée au sein de leur communauté. Comme les groupes de femmes, ces groupes visent à développer des initiatives locales en faveur de la concrétisation des droits de l’enfant et poursuivent les mêmes objectifs spécifiques, à savoir :
– Agir en tant que passerelle entre les pratiques positives traditionnelles et formelles en matière de protection de l’enfant, et de prévention des violences à l’égard des enfants, notamment les VSS ;
– Renforcer les compétences des membres des groupes sur la mobilisation collective, la collaboration et l’expérimentation ;
– Fournir un espace d’expérimentation locale.
5. Méthodologie de facilitation des groupes
Une méthodologie participative et collaborative est utilisée pour susciter la mobilisation collective et le développement de l’intelligence collective au sein des groupes.
6. Mandat des personnes consultantes
6.1. Mandat techniques
Dans le cadre de la facilitation des ateliers liés à ce processus d’expérimentation, l’IBCR souhaite recruter une personne consultante à Ségou et une personne consultante à Sikasso pour animer 2 ateliers : l’un auprès du groupe de référence de femmes et l’autre auprès du groupe communautaire.
Les personnes consultantes devront conformément à la méthodologie de facilitation fournie par l’IBCR:
– Préparer chaque atelier en collaboration avec l’équipe de l’IBCR
– Faciliter chaque atelier en suivant la fiche méthodologique et l’agenda conçus par l’IBCR
– Produire un rapport pour chaque atelier, conforme au gabarit fourni par l’IBCR
– Partager avec l’IBCR toute information échangée avec les membres des groupes concernant le processus d’expérimentation, ainsi que toutes les questions soulevées par les groupes.
6.2 Mandat d’appui logistique et financier
Dans la cadre de la réalisation de chaque atelier:
– S’assurer que la salle identifiée est connue de toutes les personnes participantes avant le début des ateliers ;
– Veiller au respect des heures des pause-café et déjeuner avec l’hôtel partenaire de l’IBCR;
– Imprimer le model de listes de présence et s’assurer de leur remplissage conforme aux exigences de l’IBCR;
– Produire un état de paiement selon le forma de l’IBCR et le partager avec le responsable financier de l’IBCR au Mali pour vérification avant paiement;
– Constituer tous les documents nécessaires aux justifications des avances (listes de présence, état de paiement vérifié et conforme, facture d’impression des listes et état…etc) et les partager avec la personne responsable de l’activité pour la préparation du rapport de dépense.
7. Détail de la consultance
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Durée du Mandat |
La durée du mandat est pour 5 jours pour chaque atelier (un jour de préparation logistique / finance et 2 jours d’ateliers et 2 jours de rapportage[CA1] [HS2] ) |
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Période du Mandat |
Du 9 Février au 31 mars 2026 |
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Lieu du Mandat |
Ségou, Sikasso |
8. Livrables attendus
-Un plan de travail détaillé, validé par l’IBCR
-Un rapport pour chaque atelier conforme au gabarit fourni par l’IBCR, incluant toute information échangée avec les membres des groupes lors des ateliers, ainsi que toutes les questions soulevées par les groupes
9 . Réception des soumissions
Les soumissions concernant le présent appel d’offres doivent être adressées au Représentant Pays de l’IBCR au Mali, et présentées en format PDF à [email protected]
Aucun renseignement ne sera donné par téléphone. Pour toutes demandes d’éclaircissements, veuillez-vous adresser par courriel à l’adresse susmentionnée.
10. Date limite
La date limite pour la réception des soumissions est le 23 janvier 2026.
Vu l’urgence du recrutement, il faut noter que l’IBCR se réserve le droit de faire un traitement progressif en fonction de réception.
Les soumissions reçues par le Bureau après la date et l’heure fixées pour la clôture de la consultance ne seront pas étudiées
11. Profil de la personne consultante
Les personnes consultantes devront répondre aux critères suivants :
– Être titulaire d’un diplôme universitaire ;
– Avoir une expérience dans la facilitation des sessions avec les femmes et les communautés depuis une approche inclusive ;
– Faire preuve d’ouverture et de capacité à travailler en équipe, en s’inscrivant dans un processus déjà engagé visant à explorer d’autres façons de faire ;
– Être une personne facile à aborder, capable de développer l’empathie;
– Être dotée d’une certaine compréhension des pratiques traditionnelles et formelles en matière des droits de l’enfant, sans jugement ;
– Être capable de comprendre les besoins des groupes sans imposer ses idées ou ses valeurs ;
– Être en mesure de comprendre que c’est un processus collaboratif ;
– Bonne connaissance du contexte de protection de l’enfant au Mali ;
Être de la région concernée.
12. Soumission des candidatures :
Le dossier de candidature comprendra :
– Un CV;
– Une lettre de motivation;
– Liste des 3 références professionnelles techniques;
– Un devis présentant le montant journalier par atelier;
– Toute autres information utiles (facultative): facilitation des ateliers réalisée…etc.
13. Engagements et valeurs
Les personnes facilitatrices s’engage à:
– Respecter les politiques et procédures de l’IBCR en matière d’organisation des ateliers;
– Fournir un casier judiciaire à jour avec la mention “RAS” des instances judiciaires compétentes;
– Collaborer avec l’équipe du projet au Mali;
– Faire preuve de transparence et de redevabilité dans la facilitation des activités du projet;
– Soumettre dans le délai convenu les livrables liés à l’exercice de ce mandat;
– Collaborer avec les partenaires du projet en faisant preuve de respect, d’écoute active et de respect des opinons et points de vue lors des ateliers.