Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 615 millions de dollars (soit plus de 800 milliards de nairas) de revenus en trois petits mois pour Aliko Dangote.
Un chiffre à faire pâlir de nombreux dirigeants, mais qui n’a rien de surprenant quand on connaît l’appétit gargantuesque du conquérant du ciment africain.
Malgré le vent d’adversité qui souffle sur le Nigéria en ce début d’année, avec une inflation rugissante et une monnaie en chute libre, l’empire cimentier de Dangote a une nouvelle fois montré les muscles.
Gonflant ses résultats trimestriels à plus du double de l’an dernier, Dangote Cement prouve qu’il n’a que faire des tempêtes économiques nationales.
Le secret ? Une stratégie d’expansion tous azimuts à travers le continent. Du Cameroun à l’Afrique du Sud, en passant par l’Éthiopie et la Tanzanie, les usines de Dangote Cement ont littéralement explosé leurs ventes, au point de tripler leurs revenus en un an.
Ce mastodonte du BTP tire son salut de la stabilité des monnaies de ses pays d’implantation, en particulier la zone franc CFA, havre de paix monétaire par rapport au naira nigérian rongé par l’inflation.

