La croissance en Afrique subsaharienne devrait rester globalement stable à 4,3 % en 2026, selon les nouvelles données du Fonds Monétaire international (FMI).
Le document s’intitule : mise à jour des Perspectives économiques mondiales de juillet 2026 : l’économie mondiale prise entre la guerre et la technologie
Selon le FMI, ce chiffre masque des divergences importantes entre les pays, reflétant des différences en matière de marge de manœuvre politique, de mise en œuvre des réformes et d’exposition aux chocs extérieurs.
Les économies importatrices de pétrole et peu dépendantes des ressources naturelles sont plus durement touchées par la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, tandis que certaines grandes économies continuent de bénéficier des efforts de stabilisation et de réforme entrepris précédemment, même si elles sont largement exclues de l’essor technologique mondial porté par l’intelligence artificielle et doivent faire face aux difficultés liées à la baisse de l’aide publique au développement.
Le Nigeria bénéficie d’une meilleure stabilité macroéconomique et d’effets favorables sur les termes de l’échange, même si la hausse des prix des produits de première nécessité devrait aggraver encore la pauvreté et l’insécurité alimentaire.
Par ailleurs, les perspectives de croissance de l’Afrique du Sud devraient rester stables à court terme et continuer à s’améliorer grâce au renforcement des cadres politiques et aux réformes structurelles en cours.
La croissance dans le reste de la région devrait ralentir sensiblement, passant de 5,6 % en 2025 à 5,2 % en 2026 et 2027.