Afrique de l’ouest : l’augmentation des prix de l’essence frappe de plein fouet ce pays

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Crédits photo : Pexels / Engin Akyurt

À Lagos, les stations-service affichent désormais des prix dépassant 1 000 nairas le litre d’essence. Cette barre a été franchie ce vendredi 20 mars 2026, après une nouvelle hausse appliquée par les distributeurs. Le conflit au Moyen-Orient perturbe les circuits d’approvisionnement mondial en pétrole brut.

Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce pétrolier mondial, est au cœur de ces perturbations. Environ un cinquième de l’offre mondiale de pétrole transite par cette voie maritime, selon S&P Global. Sa fermeture partielle depuis le début du conflit fin février 2026 a tendu les marchés internationaux des carburants.

Pour les habitants de Lagos, la hausse se traduit en dépenses quotidiennes. « Je pensais que les prix du carburant allaient baisser. Ça nous frappe vraiment de plein fouet », a confié Adegbola Isaac, chauffeur, à Reuters. Il dit avoir fait le plein deux fois en un week-end pour anticiper de nouvelles hausses.

Les effets se propagent au-delà des stations-service. Les coûts de transport ont augmenté, entraînant une hausse des prix des produits de première nécessité. Felicia Iwasa, petite entrepreneuse, décrit la situation ainsi : « Un article qui coûtait 1 000 nairas coûte désormais 1 500 nairas. Tout augmente. » Les salaires, eux, n’ont pas bougé.

Paul Joshua, chef de projet, observe la même réalité dans son entourage professionnel. « Mes collègues qui gagnent moins que moi se plaignent beaucoup », dit-il. Les charges fixes ont grimpé alors que les revenus sont restés stables.

Le paradoxe nigérian accentue la vulnérabilité du pays. Le Nigeria produit du pétrole brut en quantité. Pourtant, il dépend massivement des importations de carburants raffinés. Ses raffineries tournent en dessous de leur capacité depuis des années. Cette dépendance expose directement les consommateurs nigérians aux fluctuations des marchés internationaux.

La raffinerie Dangote, opérationnelle depuis 2024 à Lagos, devait réduire cette dépendance. Mais sa montée en puissance reste lente, selon l’Agence France-Presse. Dans l’intervalle, chaque choc externe sur les prix du brut se répercute sur les pompes nigérianes.

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