Le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) a salué ce samedi 31 janvier 2026 les appels à la « retenue et au dialogue », quelques jours après de nouveaux affrontements avec l’armée fédérale dans la région du Tigré, dans le nord de l’Éthiopie.
Ces combats ont suscité l’inquiétude de l’Union africaine, qui a appelé « toutes les parties à faire preuve d’une retenue maximale ».
Dans une lettre adressée à l’UA, le TPLF a indiqué qu’il approuvait « l’appel à la retenue et au dialogue », ajoutant qu’il était prêt « à s’engager de manière constructive dans toute initiative de dialogue facilitée par l’Union africaine ».
Le TPLF qui a dominé l’Ethiopie pendant presque trois décennies avant de se retrouver marginalisé après l’arrivée au pouvoir en 2018 du Premier ministre Abiy Ahmed et d’être aujourd’hui radié, est accusé par les autorités fédérales de s’être rapproché de l’Erythrée voisine.
L’Union européenne a également averti samedi que toute reprise du conflit aurait « de graves conséquences pour les civils et la stabilité régionale ».
Deux frappes de drone ont également été menées samedi au Tigré et un chauffeur de camion a été tué, a annoncé un média local proche des autorités tigréennes.
Les autorités d’Addis Abeba sont les seules à disposer de drones, utilisés massivement durant la guerre du Tigré.
L’armée fédérale éthiopienne n’a pas répondu aux questions de l’AFP sur la situation dans la région.
Les liaisons aériennes vers le Tigré d’Ethiopian Airlines, compagnie publique et seule à desservir cette région, sont suspendues depuis jeudi.