Le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, s’est exprimé ce dimanche 29 mars 2026 au Caire, en Égypte, sur la polémique liée à la décision du jury d’appel ayant déclaré le Maroc vainqueur de la finale de la CAN 2025 sur tapis vert, aux dépens du Sénégal.
Face aux critiques et aux accusations de favoritisme, le dirigeant sud-africain a tenu à rappeler les principes fondamentaux qui guident les décisions au sein de l’instance africaine.
« Le respect de l’intégrité et de l’impartialité des arbitres est essentiel. Et cela n’est pas négociable. Il en va de même pour le respect de l’indépendance des instances judiciaires, que nous respectons. »
Dans la continuité de son intervention, Patrice Motsepe a insisté sur le fait que les décisions rendues par les organes compétents doivent être acceptées, indépendamment des opinions personnelles.
« Encore une fois, que la décision nous plaise ou non, que je l’apprécie ou non, que je sois d’accord ou non, mon opinion personnelle n’a aucune importance. »
Pour le président de la CAF, le Maroc n’est pas favorisé
Le président de la CAF a également répondu de manière directe aux rumeurs selon lesquelles le Maroc bénéficierait d’un traitement de faveur au sein de l’organisation. Il a rejeté catégoriquement ces accusations.
« Je peux vous assurer que je suis très clair : en aucune circonstance, un pays ou une association membre ne sera traité de manière préférentielle, plus favorable ou plus avantageuse qu’un autre pays. Cela n’arrivera jamais. »
Cette sortie intervient dans un climat tendu, alors que la décision du jury d’appel continue de susciter de nombreuses réactions, notamment au Sénégal, où elle reste fortement contestée.
Notons que le dimanche, la CAF a annoncé une série de réformes de ses statuts et règlements. Cette démarche vise à renforcer la crédibilité de ses compétitions.
CONTEXTE GENERAL
Le dimanche 18 janvier 2026, le Maroc et le Sénégal se sont rencontrés en finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Toutes les deux sélections espéraient repartir avec une deuxième étoile sur leur maillot.
Mais cette finale a montré un visage unique. Elle a été longuement interrompue après qu’un pénalty a été accordé aux Marocains au bout du temps additionnel.
Les Sénégalais protestant contre un penalty sifflé sur Brahim Diaz avaient quitté la pelouse. Leur sélectionneur Pape Thiaw outré par la décision de l’arbitre avait rappelé tous ses joueurs.
Mais, Sadio Mané, leader du vestiaire des Lions de la Teranga ne partageait pas cette décision. Il a réussi à faire calmer la tension auprès de ses coéquipiers. Puis, il est parvenu à les convaincre de poursuivre le match.
Le match a donc continué et Brahim Diaz a exécuté son penalty. Il a tenté une panenka molle qui a fini dans les bras d’Edouard Mendy, le gardien Sénégalais.
Le jeu a continué et les Sénégalais ont réussi à marquer l’unique but de la rencontre. Ils ont été sacrés champions d’Afrique et ont reçu la Coupe et les trophées des mains de Patrice Motsepe, président de la CAF.
2 mois plus tard, le jury de la CAF a statué en faveur. En se basant sur les lois du football qui interdisent aux joueurs de quitter le terrain avant la fin du match. Il a déclaré le Maroc vainqueur 3 – 0 par forfait.
La décision déclenche une stupeur chez les Sénégalais. Les autorités décident de faire une réclamation auprès du Tribunal arbitral de sport.
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