L’âge légal pour avoir accès aux services de santé reproductive est passé de 18 à 15 ans au Rwanda, après l’approbation d’une loi par le Parlement, une décision saluée mardi par des associations de défense des droits humains.
Selon le ministre de la Santé Sabin Nsanzimana, à l’origine de la « loi réglementant les services de santé », l’inaccessibilité des certains services aux mineurs était responsable du taux élevés de grossesses non désirées chez les adolescentes – plus de 22.000 en 2024 selon des données officielles.
Bien que les taux de natalité chez les adolescentes aient diminué à l’échelle mondiale, c’est en Afrique subsaharienne que cette baisse a été la plus lente, selon l’OMS.
Grâce à l’approbation de la loi par les députés lundi, les adolescentes rwandaises pourront avoir accès à la pilule, bien qu’ils ont insisté sur la priorité à donner aux préservatifs.
« C’est une bonne chose qu’il (le Parlement) ait abordé la question d’un point de vue progressiste« , a déclaré le lendemain à l’AFP le directeur des programmes de l’Initiative des Grands Lacs pour les droits humains et le développement, John Scarius.
Il espère que la loi entraînera une diminution des grossesses chez les adolescentes, une réduction du décrochage scolaire et des avortements clandestins ainsi qu’une diminution – voire une fin – des décès liés à l’avortement.

