Abuja dément avoir versé une rançon à Boko Haram pour la libération d’écoliers enlevés

Niger Boko Haram

Crédits photo : BOUREIMA HAMA | Crédits : AFP

Le gouvernement nigérian a démenti ce mardi 24 février 2026 avoir versé une rançon pour libérer jusqu’à 230 enfants et membres du personnel enlevés dans une école catholique dans l’Etat du Niger (ouest) par des jihadistes de Boko Haram en novembre dernier.

Ce démenti fait suite à la publication par l’AFP d’une enquête détaillant comment le gouvernement a versé une rançon de plusieurs millions de dollars aux combattants de Boko Haram et relâché deux commandants du groupe jihadiste en échange de la libération des élèves.

« Le gouvernement fédéral affirme que ces allégations sont totalement fausses et sans fondement et qu’elles portent atteinte au professionnalisme et à l’intégrité des forces de sécurité nigérianes ainsi qu’aux sacrifices qu’elles font au quotidien », a déclaré le ministre nigérian de l’Information, Mohammed Idris, cité dans un communiqué.

Mohammed Idris a assuré que la libération des élèves et du personnel était le résultat combiné « du renseignement » et « d’une opération d’une grande précision ».

L’enlèvement des élèves de l’internat mixte Saint Mary est l’un des plus importants rapts de masse de l’histoire du Nigeria, pays ravagé par le phénomène ces dernières années.

Pays le plus peuplé d’Afrique avec environ 230 millions d’habitants, le Nigeria est de nombreuses années le théâtre des kidnappings de masse perpétrés par des gangs criminels ou des groupes jihadistes (qui collaborent parfois) pour extorquer des millions aux familles des otages, et les autorités semblent impuissantes à les arrêter.

Un récent rapport de SBM Intelligence, un cabinet de conseil basé à Lagos, indique que ce « secteur à but lucratif » a soutiré quelque 1,66 million de dollars entre juillet 2024 et juin 2025.

© Agence France-Presse

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