Les autorités ghanéennes ont interpellé deux ressortissants nigérians qui tentaient de fuir vers le Togo après le meurtre présumé d’un de leurs compatriotes à Tamale, dans le nord du Ghana. Selon la police régionale du N......
Les autorités ghanéennes ont interpellé deux ressortissants nigérians qui tentaient de fuir vers le Togo après le meurtre présumé d’un de leurs compatriotes à Tamale, dans le nord du Ghana.
Selon la police régionale du Nord, Daniel Victor Eze et David Oko Ewa ont été arrêtés le samedi 11 juillet 2026 à Tatale, une localité proche de la frontière togolaise, alors qu’ils cherchaient à rejoindre le Togo. Les deux hommes sont soupçonnés d’avoir assassiné Nkemujika Uzorchuku Eze, un Nigérian de 36 ans.
Le corps de la victime a été découvert dans sa chambre à Sanzirigu, un quartier de Tamale. Les enquêteurs indiquent que l’homme gisait dans une mare de sang, présentant une profonde blessure au front, tandis qu’une serviette avait été introduite dans sa bouche. La chambre avait également été fouillée de fond en comble.
Les premières investigations révèlent que la victime partageait un appartement de trois chambres avec son épouse, les deux suspects et un autre ressortissant nigérian.
Sur les lieux du drame, la police a saisi un pilon en bois, soupçonné d’avoir servi d’arme du crime, ainsi que plusieurs autres éléments de preuve qui seront soumis à des analyses médico-légales. Le corps a été transféré à la morgue de l’hôpital universitaire de Tamale en attendant une autopsie.
Grâce à des renseignements recueillis par les enquêteurs, les forces de l’ordre ont rapidement localisé et arrêté les deux suspects à Tatale avant qu’ils ne franchissent la frontière en direction du Togo. Ils ont ensuite été remis à la Division des enquêtes criminelles de Tamale pour la suite de la procédure.
Lors de leur interrogatoire, les deux hommes auraient reconnu avoir planifié le meurtre. Ils auraient expliqué être passés à l’acte parce que la victime retenait une partie des revenus issus d’activités présumées de cybercriminalité auxquelles ils participaient ensemble.
Une perquisition effectuée après leur arrestation a permis de récupérer plusieurs objets appartenant à la victime, notamment des téléphones portables, des ordinateurs portables, une tablette, des bijoux, des vêtements, des montres, des documents personnels et divers objets de valeur. Tous ces biens ont été placés sous scellés afin de servir de preuves dans l’enquête.
Les deux suspects demeurent en garde à vue et doivent comparaître devant un tribunal le lundi 13 juillet 2026. La police ghanéenne affirme poursuivre ses investigations afin de faire toute la lumière sur cette affaire et rappelle son engagement à traduire tous les responsables devant la justice.