Le tribunal correctionnel de Bobigny a condamné ce vendredi 20 mars 2026 l’ex-footballeur martiniquais Jean-Manuel Nedra à cinq ans de prison, notamment pour avoir transporté plus de 100 kg de cocaïne dans ses bagages le 31 décembre 2022.
La présidente a déclaré Jean-Manuel Nedra coupable de détention et transport de stupéfiants ainsi que de complicité d’association de malfaiteurs et l’a également condamné à une amende de 60.000 euros.
Le tribunal a prononcé un mandat de dépôt à effet différé à son encontre afin qu’il puisse exécuter sa peine en Martinique.
« Vous avez été plus qu’un transporteur. Vous aviez un rôle plus important que le premier venu à qui on confie une valise », a déclaré la présidente, évoquant l’arrestation du sportif le 31 décembre 2022 à Roissy.
Quelques heures avant le passage en 2023, Jean-Manuel Nedra et son ex-compagne, Lauryn N., étaient descendus d’un vol en provenance de Fort-de-France et avaient été contrôlés par les douaniers de Roissy-Charles de Gaulle, étonnés par le poids de leurs bagages.
À l’intérieur, les agents avaient découvert plus de 102 kg de cocaïne, répartis dans quatre valises.
Présenté au juge d’instruction, Jean-Manuel Nedra a d’abord nié être au courant de la présence de stupéfiants dans ses bagages, expliquant seulement avoir accepté d’aider une connaissance à déménager des affaires vers l’Hexagone.
Devant le tribunal de Bobigny, il a admis qu’il savait pour la cocaïne. Mais « à aucun moment, je n’ai su la quantité que je transportais », avait déclaré le prévenu.
À la présidente, il a expliqué qu’il n’avait pas de problèmes financiers mais « à l’époque, je n’étais pas bien dans ma tête psychologiquement », quelques mois après la perte d’un bébé mort-né. « Je n’ai pas réfléchi. C’était une grosse connerie, la plus grosse connerie de ma vie, je regrette vraiment ».
L’ex-compagne de Jean-Manuel Nedra a été condamnée à une peine de trois ans de prison dont 20 mois avec sursis et une amende de 15.000 euros.
Huit autres personnes étaient jugées dans ce dossier. Les peines sont allées de 6 mois avec sursis à huit ans de prison ferme pour celui considéré par le tribunal comme le cerveau du réseau.
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