Les victimes de violences sexuelles à Paris, qui ne souhaiteraient pas immédiatement porter plainte, pourront toutefois être examinées par des médecins légistes pour conserver les preuves, ont annoncé jeudi le parquet de Paris, l’AP-PH et la préfecture de police dans un communiqué commun.
L’objectif : recueillir dès le début les « éléments matériels » et les conserver « pendant trois ans », même lorsque la victime n’est pas encore sûre de vouloir porter plainte. Ainsi, si la victime décide finalement de porter plainte, ces éléments pourront être joints à la procédure judiciaire ouverte.
Ce dispositif permet à la victime de bénéficier d’un temps de réflexion dans le cadre d’un accompagnement pluridisciplinaire, tout en préservant ses droits et en évitant un classement sans suite, une relaxe ou un acquittement, faute d’éléments matériels, ont souligné le parquet de Paris, l’AP-HP et la préfecture de police.
En pratique, lorsqu’une victime, ayant subi un viol ou une agression sexuelle, est prise en charge dans un hôpital parisien de l’AP-HP, elle pourra recevoir les soins urgents sur place (contraception d’urgence, saignements importants…) puis être réorientée sur rendez-vous vers des médecins légistes de l’Unité médico-judiciaire pour être examinés.

