L’extraction d’or artisanale et à petite échelle (EMAPE) constitue une source de revenus pour plusieurs milliers de personnes au Togo. En 2021, un inventaire a recensé 9 825 travailleurs, dont 85 % de nationalité togolai......
L’extraction d’or artisanale et à petite échelle (EMAPE) constitue une source de revenus pour plusieurs milliers de personnes au Togo. En 2021, un inventaire a recensé 9 825 travailleurs, dont 85 % de nationalité togolaise, répartis principalement dans les régions Centrale, des Plateaux et de la Kara. Cette activité représente également environ 1 621 unités économiques sur le territoire.
Le développement de cette filière s’accompagne de plusieurs enjeux liés à l’identification des exploitants, à l’organisation des activités, à la traçabilité de la production, à la sécurité des travailleurs et à la protection de l’environnement.
Parmi ces enjeux figure l’utilisation du mercure sur certains sites d’orpaillage artisanal. Dans ce contexte, le Togo a engagé un Plan d’action national destiné à réduire puis à éliminer progressivement l’utilisation de cette substance, conformément aux engagements pris dans le cadre de la Convention de Minamata sur le mercure. Cette démarche s’inscrit dans une approche préventive visant à promouvoir des pratiques d’extraction plus responsables.
Les actions engagées vont au-delà de cette seule question. Elles comprennent :
– la promotion des coopératives d’orpailleurs,
– le renforcement des capacités techniques des exploitants,
– l’amélioration de la traçabilité de l’or,
– la promotion de techniques d’extraction à plus faible impact environnemental,
– la coordination des interventions entre la Direction générale des mines et de la géologie (DGMG), l’Agence nationale de gestion de l’environnement (ANGE) et les collectivités territoriales.
Les données disponibles font également apparaître un écart entre la production nationale d’or estimée à 165,74 kg par an et les volumes d’exportation attribués au Togo dans certaines statistiques internationales.
Cet écart s’explique en grande partie par le rôle du pays comme plateforme commerciale et de transit régional pour de l’or provenant notamment des pays voisins, et ne correspond donc pas à la seule production nationale.
L’ensemble de ces actions participe à la structuration progressive de l’extraction d’or artisanale et à petite échelle au Togo.