Olivier Boko et Oswald Homéky sont désormais fixés sur leur sort dans l’affaire de coup d’État qui allait renverser Patrice Talon du pouvoir au Bénin.
En effet, les deux hommes ont été incarcérés dans l’attente de leur procès, le mardi 1er octobre. Le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme du Bénin a notamment décidé de les poursuivre pour « complot contre la sûreté de l’État ». Depuis le 25 septembre, la justice les soupçonne d’avoir pris part à un projet de coup d’État.
L’audience devant la chambre des libertés et de la détention de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme du Bénin (CRIET) a été longue. Une dizaine d’avocats représentaient notamment les mis en cause : deux assuraient la défense de l’ex-ministre des Sports Oswald Homéky, cinq celle d’Olivier Boko.
À l’issue, l’un et l’autre ont été mis en examen pour « complot contre la sûreté de l’état, blanchiment de capitaux et corruption d’agent public » et placés sous mandat de dépôt, une décision contre laquelle Me Ayodélé Ahounnou, qui défend Olivier Boko, s’insurge, même si l’on ne discute pas encore du fond du dossier. « À cette étape de l’enquête, il n’existe aucun élément matériel liant les faits mis à la charge des personnes poursuivies et Monsieur Olivier Boko. Cela n’existe pas, cela crève les yeux, il y a un grand fossé ! », a-t-il déclaré.

