Au premier semestre 2025, le secteur cimentier au Sénégal a vendu 7,1 millions de tonnes localement. Leur valeur atteignait 334,5 milliards de FCFA. Sur la même période, les unités installées ont déclaré près de 3,9 mill......
Au premier semestre 2025, le secteur cimentier au Sénégal a vendu 7,1 millions de tonnes localement. Leur valeur atteignait 334,5 milliards de FCFA.
Sur la même période, les unités installées ont déclaré près de 3,9 millions de tonnes produites. Cette production est estimée à 181,6 milliards de FCFA. Ces données montrent le poids du ciment dans l’activité industrielle et dans la construction.
Le marché repose sur quatre acteurs. Il s’agit de SOCOCIM Industries, des Ciments du Sahel, de Dangote Cement Sénégal et de CIMAF.
Le ciment est utilisé dans le logement, les routes et les bâtiments. Il alimente aussi des marchés sous-régionaux. Les exportations ont atteint 42,9 milliards de FCFA sur les six premiers mois de 2025.
Ces exportations confirment l’ouverture régionale de la filière. Elles offrent un relais aux producteurs sénégalais, au-delà de la demande intérieure. Leur progression dépendra toutefois des coûts de transport et de manutention.
Les cimenteries font face à plusieurs contraintes. L’énergie, la logistique et le transport pèsent sur leurs charges. La concurrence régionale limite aussi leur marge de manœuvre. Ces pressions interviennent alors que le secteur du bâtiment traverse un ralentissement signalé par les entreprises.
Le ciment occupe par ailleurs une place sensible dans le débat sur les conventions industrielles. En mars 2026, l’Agence de presse sénégalaise a rapporté la réaction de quatre cimenteries. Elles estiment que les avantages fiscaux et douaniers discutés proviennent de mécanismes accordés par l’État.
Selon leur position rapportée par l’APS, ces dispositifs devaient attirer les capitaux, soutenir l’industrialisation et créer des emplois. La Chambre des mines a appelé au dialogue entre autorités et entreprises. Elle a aussi demandé une présentation claire des résultats d’audit.
Le gouvernement, de son côté, examine plusieurs contrats et conventions. Le Premier ministre Ousmane Sonko a évoqué des préjudices financiers liés à certains accords. Les montants avancés dans le débat public ne constituent pas une mesure de la production cimentière.
Le secteur cimentier au Sénégal apparaît donc à la fois productif et exposé. Ses ventes locales pèsent lourd dans les échanges industriels.
Voir aussi : La liste des candidats admis au concours du ministère de l’environnement de 22 juin 2026 disponible