La chroniqueuse Jessica Bamba relance le débat autour du concept du « repos », une expression largement utilisée sur les réseaux sociaux pour désigner, de manière détournée, une relation s3xuelle attendue après une invit......
La chroniqueuse Jessica Bamba relance le débat autour du concept du « repos », une expression largement utilisée sur les réseaux sociaux pour désigner, de manière détournée, une relation s3xuelle attendue après une invitation au restaurant ou une sortie.
Dans une publication, elle questionne directement cette logique : que doit faire un homme lorsqu’il invite une femme, paie le restaurant, mais que celle-ci refuse ensuite d’aller « se reposer » avec lui ?
Pour Jessica Bamba, la réponse est claire : payer une addition ne donne aucun droit sur l’autre personne.
Elle souligne que certaines personnes considèrent encore le restaurant, le verre ou la sortie comme une forme de « transaction » implicite dans laquelle la femme serait ensuite tenue d’accepter une relation sexuelle. Une conception qu’elle juge dangereuse lorsqu’elle est prise au sérieux.
« Rien ne l’oblige à aller se reposer avec toi »
La chroniqueuse rappelle que chacun reste libre de fixer ses limites. Un homme peut décider de ne pas payer une sortie s’il estime que les attentes des deux personnes ne correspondent pas.
Mais, inversement, une femme qui accepte une invitation n’est jamais obligée d’avoir une relation sexuelle avec celui qui l’a invitée.
« Rien ne t’oblige à payer si les conditions ne te conviennent pas et rien ne l’oblige à aller se reposer avec toi parce que tu as payé », résume-t-elle.
Pour elle, c’est précisément cette distinction que certains refusent d’entendre dans les discussions en ligne.
Du « repos » à la violence
Jessica Bamba s’inquiète surtout de certaines expressions utilisées sur les réseaux sociaux, notamment celle selon laquelle une femme devrait « se reposer de gré ou de force ».
Elle estime que ce type de discours peut banaliser des comportements beaucoup plus graves.
Un refus reste un refus, rappelle-t-elle. Insister, menacer ou contraindre une femme après son refus ne relève plus de la séduction ou de l’humour, mais constitue une violence.
Elle évoque ainsi les cas de femmes qui auraient été agressées après avoir refusé de donner leur numéro, repoussé des avances ou simplement dit non à une proposition sexuelle.
« Le monde change, les mentalités évoluent »
Jessica Bamba appelle donc à davantage de responsabilité dans les discours diffusés sur les réseaux sociaux.
Selon elle, les plaisanteries et les « grandes théories » affichées en ligne peuvent avoir des conséquences lorsqu’elles sont prises au premier degré dans la vie réelle.
Elle invite notamment les hommes à clarifier leurs attentes avant une sortie, plutôt que de considérer une dépense comme donnant automatiquement accès à une relation intime.
Son message se veut finalement comme une mise en garde : la séduction ne peut exister sans consentement, et le passage de l’humour à la contrainte peut avoir de lourdes conséquences.
« Le monde change, les mentalités évoluent et les lois aussi », prévient-elle, avant d’appeler chacun à connaître ses limites et à les respecter.