La lutte contre l’orpaillage illégal se poursuit en Côte d’Ivoire. Dans la région de l’Indénié-Djuablin, la Gendarmerie nationale a mené une vaste opération ayant permis de démanteler plusieurs sites clandestins et de dé......
La lutte contre l’orpaillage illégal se poursuit en Côte d’Ivoire. Dans la région de l’Indénié-Djuablin, la Gendarmerie nationale a mené une vaste opération ayant permis de démanteler plusieurs sites clandestins et de détruire un important volume de matériel utilisé pour l’extraction illégale de l’or.
Du 16 au 27 août 2026, les unités territoriales et mobiles de la Légion de gendarmerie d’Abengourou, avec l’appui d’une équipe nautique du Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GSLOI), ont multiplié les interventions dans plusieurs localités de la région.
Les opérations ont notamment ciblé Aniassué, Bebou à Zaranou et Ebilassokro, ainsi que plusieurs axes et zones d’exploitation, notamment les tronçons N’Grakon-Ahinikro et Comoé-N’Danou. Les forces de sécurité sont également intervenues à Ehuasso et sur le fleuve Comoé.
Plus de 600 équipements détruits
Les opérations ont permis de mettre au jour plusieurs installations consacrées à l’exploitation clandestine de l’or, aussi bien sur la terre ferme que sur les cours d’eau.
Le bilan matériel communiqué est particulièrement important. Les forces engagées ont détruit 109 dragues, 134 motopompes, 204 concasseurs, 200 dispositifs de lavage et 189 abris de fortune.
À ce matériel s’ajoutent 6 110 mètres de tuyaux et raccords, 146 bidons, 277 bassines, 150 tapis de lavage, 6 motocyclettes et 58 barils.
Au total, trois personnes ont été interpellées au cours de ces différentes opérations.
Cette intervention constitue un nouveau coup porté aux réseaux d’orpaillage illégal dans l’Indénié-Djuablin. À travers ces opérations, les autorités ivoiriennes poursuivent leurs efforts pour réduire les activités clandestines d’extraction de l’or et leurs conséquences sur les populations et l’environnement.
La multiplication des interventions sur les sites terrestres et fluviaux témoigne également de l’ampleur des moyens mobilisés pour lutter contre ce phénomène.