Au Maroc, le gouvernement a proposé dimanche une série de mesures destinées à encourager les jeunes à s’engager en politique et à accompagner les réformes sociales, sur fond de contestation menée par la jeunesse depuis fin septembre.
Suite à l’approbation par le Conseil des ministres du projet de loi de finances pour 2026, présenté devant le roi Mohammed VI avant d’être soumis lundi au Parlement, plusieurs projets de lois visant à moderniser la vie publique et à renforcer la participation citoyenne ont été adoptés, a annoncé le cabinet royal dans un communiqué relayé par l’agence officielle marocaine MAP.
« Afin d’inciter les jeunes de moins de 35 ans à se lancer dans le champ politique », un projet prévoit de simplifier leurs conditions de candidature aux élections et d’accorder des aides couvrant jusqu’à 75% des frais de campagne électorale, selon le communiqué.
Dans le même esprit, un autre projet de loi entend moderniser les partis politiques, renforcer la transparence et encourager la participation des femmes et des jeunes à leur création et leur gestion, poursuit le texte.
L’annonce intervient sur fond de tensions sociales, marqué depuis le 27 septembre par les rassemblements du collectif de jeunes GenZ 212, qui appelle à des réformes dans les secteurs de la santé et de l’éducation, à la lutte contre la corruption et à un renouvellement du personnel politique.

