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Maroc, Algérie, Sénégal… ; ces pays africains connaissent moins la faim que des pays européens

Par J AK
Maroc, Algérie, Sénégal ... ; ces pays africains connaissent moins la faim que des pays européens
Même si l’Afrique est le continent où il y a le plus grand nombre de personnes souffrant de la faim, l’Algérie n’a rien à envier aux pays européens. La FAO a récemment publié l’édition 2026 du rapport sur L’État de la sé......

Même si l’Afrique est le continent où il y a le plus grand nombre de personnes souffrant de la faim, l’Algérie n’a rien à envier aux pays européens.

La FAO a récemment publié l’édition 2026 du rapport sur L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde porte également sur le coût d’une alimentation saine.

L’institution a aussi publié la cartographie de la faim dans le monde. On y remarque qu’en Algérie, la prévalence (en pourcentage) de la sous-alimentation entre 2023 à 2025 est (moyenne sur trois ans) <2.5%.

Ce taux est le même que dans la majorité des pays européens. Néanmoins, sur le vieux continent, deux pays se démarquent du lot : l’Ukraine et l’Albanie.

La proportion de personnes souffrant de la faim dans ces deux pays européens dépasse celle de l’Algérie mais aussi celle de la Tunisie, du Sénégal et du Cameroun. Les images ci-dessous permettent de mieux comprendre.

Infographie

Sur les images, on remarque que l’Algérie, la Tunisie, le Cameroun et le Sénégal dépassent l’Albanie. Après l’Albanie, on retrouve le Ghana, le Maroc, la guinée et l’Egypte qui dépassent l’Ukraine très affaiblie par la guerre contre la Russie.

Algérie

 

Source FAO

Tunisie

 

Source FAO

Cameroun

Source : FAO

Sénégal

Source : FAO

Albanie

Source : FAO

Ghana

Source : FAO

Maroc

Source : FAO

Guinée

Source : FAO

Egypte

Source : FAO

Ukraine

Source : FAO

Voir la carte

Un recul de la faim, mais une Afrique toujours la plus touchée

Si les chiffres de l’Algérie sont encourageants, ils contrastent avec la situation globale du continent africain. Selon le rapport 2026 de la FAO sur L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, la faim a reculé pour la troisième année consécutive à l’échelle mondiale.

En 2025, 7,8 % de la population mondiale souffrait de la faim, contre 8,1 % en 2024 et 8,6 % en 2022. Cela représente environ 645 millions de personnes, soit près de 43 millions de moins qu’en 2022.

Cependant, cette amélioration est très inégale selon les régions du monde. Alors que l’Asie ainsi que l’Amérique latine et les Caraïbes enregistrent des progrès constants, l’Afrique demeure le continent le plus durement touché en nombre de personnes sous-alimentées.

Environ 309 millions d’Africains souffraient encore de la faim en 2025, contre 292 millions en Asie. Même si la proportion de personnes concernées a légèrement diminué, passant de 20,3 % en 2024 à 20 % en 2025, la forte croissance démographique du continent maintient ce nombre à un niveau très élevé.

Une alimentation saine reste hors de portée pour deux Africains sur trois

Au-delà de la faim, le rapport met en lumière une autre réalité préoccupante : l’accès à une alimentation saine.

En 2025, le coût moyen mondial d’une alimentation équilibrée est passé à 4,28 dollars par personne et par jour, contre 3,44 dollars en 2021. Si le nombre de personnes n’ayant pas les moyens de s’offrir une alimentation saine a légèrement diminué à l’échelle mondiale, la situation s’est au contraire dégradée en Afrique.

Selon la FAO, 66,6 % de la population africaine n’avait pas les moyens de s’offrir une alimentation saine en 2025, soit plus de deux habitants sur trois. Cette proportion est plus de deux fois supérieure à celles observées en Asie ainsi qu’en Amérique latine et dans les Caraïbes.

L’organisation explique notamment cette situation par les coûts élevés des aliments nutritifs, en particulier les produits d’origine animale, les fruits et les légumes, ainsi que par les dépenses liées à la transformation, au transport et à la distribution des produits alimentaires.

Les progrès restent fragiles

Les agences des Nations unies mettent toutefois en garde contre un excès d’optimisme. Les conflits, les phénomènes climatiques extrêmes, la hausse des prix de l’énergie et des engrais, ainsi que la baisse de l’aide publique au développement pourraient ralentir, voire inverser, les progrès enregistrés.

Selon les projections de la FAO, entre 510 et 520 millions de personnes pourraient encore souffrir de la faim dans le monde en 2030, malgré les avancées observées ces dernières années. Pour atteindre l’objectif de l’ONU visant à éliminer la faim, l’organisation appelle les États à investir davantage dans les infrastructures agricoles, les chaînes de valeur alimentaires, la recherche, l’irrigation et les systèmes de stockage afin de rendre les aliments nutritifs plus accessibles aux populations.

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