Les séparatistes touareg dans le nord du Mali ont accusé mercredi l’armée et le groupe paramilitaire russe Wagner d’avoir tué sept civils tchadiens et nigériens lors de frappes de drone à la frontière algérienne.
Contactée mercredi par l’AFP au sujet de ces allégations faites par le Cadre stratégique permanent (CSP), une alliance de groupes rebelles armés à dominante touareg, l’armée malienne n’a pas répondu.
Dans la nuit de mardi à mercredi, « la coalition terroriste Wagner-FAMA (les forces armées maliennes) a procédé à des frappes de drone sur un point de vente de carburant à Talhandak« , un village carrefour situé dans l’immense étendue désertique du grand nord malien, affirme l’alliance dans un communiqué.
« Cette énième bavure sur des innocents a causé la mort de sept personnes de nationalités tchadienne et nigérienne ainsi que d’autres victimes qui sont toujours sous les décombres« , ajoute la même source.
Le CSP condamne « avec la dernière rigueur ces actes terroristes répétés par la junte de Bamako qui ne visent que les innocents et les infrastructures à caractère civil« .
Les hostilités avaient repris en août 2023 après huit ans d’accalmie entre Bamako et les groupes rebelles à dominante touareg.

