Le président ougandais Yoweri Museveni est arrivé jeudi à Juba, capitale du Soudan du Sud, sous haute tension depuis l’arrestation la semaine dernière du vice-président par des forces loyales au président qui fait craindre une nouvelle guerre civile.
M. Museveni, dont l’armée a déployé le mois dernier des troupes en soutien au président Salva Kiir, s’est rendu dans le plus jeune pays du monde à l’invitation de ce dernier, a-t-il indiqué sur X, pour des « discussions visant à renforcer les relations bilatérales et à approfondir la coopération entre nos deux nations » voisines.
Le président ougandais, un ex-guérillero qui a accédé au pouvoir en 1986, est le premier chef d’Etat à se rendre au Soudan du Sud depuis l’arrestation du vice-président Riek Machar par des forces loyales au président, un évènement qu’il n’a pas mentionné sur X.
Cette arrestation menace selon des analystes le pays d’un nouveau conflit, près de sept ans après la fin d’une guerre civile dévastatrice entre les partisans de MM. Machar et Kiir qui avait fait quelque 400.000 morts et quatre millions de déplacés entre 2013 et 2018.
Avant l’arrestation de M. Machar, le pays riche en pétrole mais extrêmement pauvre par ailleurs avait connu des affrontements, notamment dans le Haut-Nil (Nord-Est), entre notamment les forces fédérales loyales au président Kiir et une « Armée blanche », milice accusée par le pouvoir de collaborer avec Riek Machar.

