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Infantino et la FIFA : l’Argentine envoie un signal fort avant 2027

Par Dios M.
Alors que Gianni Infantino traverse l’une des périodes les plus délicates de sa présidence, l’Argentine vient de lui apporter un soutien qui ne passe pas inaperçu. Dans un communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendre......

Alors que Gianni Infantino traverse l’une des périodes les plus délicates de sa présidence, l’Argentine vient de lui apporter un soutien qui ne passe pas inaperçu. Dans un communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendredi, l’Association du football argentin (AFA) a clairement pris position en faveur du président de la FIFA, au moment même où plusieurs fédérations commencent à afficher leurs réserves.

Le timing est particulièrement révélateur. Après l’abandon du projet d’ouverture du capital d’une société commerciale de la FIFA à des investisseurs privés, la gouvernance de l’instance mondiale est sous pression. La FIFA a finalement présenté ses excuses après le retrait du projet, mais cette reculade n’a pas suffi à calmer les critiques.

Dans ce contexte tendu, l’AFA dirigée par Claudio « Chiqui » Tapia a choisi de renouveler sa confiance à Gianni Infantino.

« Nous tenons à vous exprimer […] notre soutien à la gestion menée au cours des dix dernières années », écrit la Fédération argentine. L’AFA estime également que la suite doit se construire « sous votre direction », tout en saluant les excuses formulées par la FIFA.

L’Argentine prend une position qui interpelle

Cette prise de position argentine arrive à un moment particulièrement sensible pour Infantino. Quelques heures seulement auparavant, la CONMEBOL avait exprimé sa « préoccupation » concernant certaines décisions prises par la FIFA et laissé planer la menace d’une remise en question de son soutien lors de la prochaine élection présidentielle de 2027.

Le contraste est donc saisissant.

D’un côté, la confédération sud-américaine hausse le ton. De l’autre, l’une de ses fédérations les plus influentes choisit de défendre ouvertement le patron du football mondial.

L’AFA préfère ainsi mettre en avant le bilan des dix dernières années et la « transformation profonde » opérée par la FIFA sous la direction d’Infantino.

Chiqui Tapia ne lâche pas Infantino

Le choix de Claudio Tapia n’est probablement pas anodin. Le dirigeant argentin entretient depuis plusieurs années une relation étroite avec les instances internationales du football et défend régulièrement les intérêts du football argentin sur la scène mondiale.

Son soutien à Infantino intervient donc au moment où celui-ci a particulièrement besoin d’alliés.

L’image est forte : alors que le navire institutionnel commence à tanguer, l’AFA choisit de rester à bord.

Cette position ne signifie pas nécessairement que l’Argentine approuve chacune des décisions récentes de la FIFA. Elle traduit surtout une volonté de préserver une relation institutionnelle et de reconnaître le bilan du président de l’instance.

2027 déjà dans toutes les têtes

Derrière cette séquence se profile surtout une échéance majeure : l’élection présidentielle de la FIFA en 2027.

Le soutien des fédérations et des confédérations sera alors déterminant pour Infantino. Les tensions actuelles autour de sa gouvernance peuvent donc être analysées comme les prémices d’un rapport de force plus large.

Dans ce contexte, chaque communiqué compte. Chaque prise de position peut devenir un signal politique.

L’Argentine vient clairement d’envoyer le sien.

Notre analyse

Le plus intéressant dans cette affaire n’est peut-être pas le soutien de l’AFA en lui-même, mais le contraste qu’il crée avec la position de la CONMEBOL. Alors que certaines voix réclament davantage de concertation et de transparence autour des décisions de la FIFA, l’Argentine choisit de défendre le bilan d’Infantino et de regarder vers l’avenir avec lui.

À moins d’un changement de cap, cette fracture de position pourrait devenir l’un des premiers enseignements politiques de la crise actuelle : Infantino n’est pas encore isolé, et l’Argentine entend bien le rappeler.

Le président de la FIFA peut donc compter sur un allié de poids. Reste désormais à savoir si ce soutien suffira à contenir la contestation qui se dessine à l’approche de 2027.

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