Les USA et l’Iran revendiquent tous deux la victoire après être convenus d’un cessez-le-feu de deux semaines en échange d’une réouverture du détroit d’Ormuz, une trêve qu’Israël dit soutenir mais en estimant qu’elle ne s’applique pas au Liban.
«Une victoire totale et complète. 100 pour cent. Il n’y a aucun doute là-dessus», a dit le président américain, Donald Trump, à l’AFP qui l’a joint au téléphone peu après l’annonce de la trêve.
Il a affirmé que la question de l’uranium iranien serait «parfaitement réglée», sans dire s’il réitérerait ses menaces initiales de détruire les centrales électriques et les ponts iraniens si l’accord venait à échouer.
«L’Iran a remporté une grande victoire», a également proclamé le Conseil suprême de la sécurité d’Iran, estimant que «l’ennemi avait subi une défaite indéniable, historique et écrasante».
Les autorités iraniennes ont indiqué le 8 avril que des pourparlers se dérouleront à partir du 10 avril avec Washington au Pakistan, médiateur clé dans la guerre au Moyen-Orient entamée le 28 février et qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.
Le sultanat d’Oman, médiateur de pourparlers entre l’Iran et les États-Unis avant le conflit, a appelé à «intensifier» les efforts en vue d’un «arrêt durable de l’état de guerre» dans la région.
Signe de la fragilité de l’accord, deux personnes ont été blessées à Bahreïn après une attaque de drone iranienne selon les autorités, intervenue quelques heures après l’entrée en vigueur de la trêve.
«Sous réserve que la République islamique d’Iran accepte l’OUVERTURE TOTALE, IMMÉDIATE et SÉCURISÉE du détroit d’Ormuz, j’accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l’Iran pour une période de deux semaines», avait écrit quelques heures avant le président américain sur Truth Social.
Il a fait part de discussions «très avancées» en vue d’un accord de paix «à long terme» avec l’Iran. Téhéran a transmis «une proposition en 10 points» qui «constitue une base viable pour négocier», a-t-il noté.
La Maison-Blanche a ensuite indiqué envisager des «discussion en personne» avec les Iraniens.
L’annonce de ce cessez-le-feu est survenue une heure avant l’expiration du dernier d’une série d’ultimatums lancés à l’Iran par Donald Trump, qui menaçait d’éradiquer «une civilisation entière» si Téhéran n’ouvrait pas d’ici 00H00 GMT ce passage maritime stratégique où transitait avant la guerre 20% du brut mondial.
Avec AFP