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Gianni Infantino fragilisé : après l’Europe, la Nouvelle-Zélande retire son soutien au patron de la FIFA

Par Dios M.
Gianni Infantino fragilisé : après l’Europe, la Nouvelle-Zélande retire son soutien au patron de la FIFA
Gianni Infantino se retrouve une nouvelle fois au centre d’une importante crise de confiance au sein du football mondial. Après la prise de position commune de plusieurs grandes confédérations, la Fédération néo-zélandai......

Gianni Infantino se retrouve une nouvelle fois au centre d’une importante crise de confiance au sein du football mondial. Après la prise de position commune de plusieurs grandes confédérations, la Fédération néo-zélandaise de football (NZF) vient à son tour de retirer son soutien au président de la FIFA et réclame désormais un examen indépendant de certaines décisions prises sous sa gouvernance.

La décision de la Nouvelle-Zélande intervient dans un contexte particulièrement tendu pour le patron de la FIFA. La confédération océanienne estime que plusieurs décisions et actions prises au sein de l’instance mondiale ont contribué à une « rupture de la confiance » et à une aggravation des divisions dans le football international.

Pour la NZF, le moment est venu de faire toute la lumière sur les décisions controversées qui ont marqué ces dernières années.

« Un examen indépendant est nécessaire pour rétablir la confiance », a fait savoir la fédération, tout en appelant à davantage de gouvernance, de responsabilité et de transparence au sommet du football mondial.

Le projet d’ouverture de la FIFA aux investisseurs privés au cœur des critiques

Cette prise de position intervient notamment après le projet, finalement abandonné, visant à permettre à des investisseurs privés d’entrer au capital de la FIFA.

L’idée avait suscité de nombreuses interrogations sur l’évolution du modèle économique et de la gouvernance de l’organisation. Pour ses détracteurs, une telle transformation aurait pu modifier profondément l’équilibre de pouvoir au sein de l’instance qui dirige le football mondial.

Même si le projet a finalement été abandonné, les interrogations qu’il a provoquées ne semblent pas avoir disparu.

La Fédération néo-zélandaise estime désormais qu’un regard extérieur est nécessaire pour déterminer les responsabilités et comprendre comment certaines décisions ont pu contribuer à détériorer la confiance entre la FIFA et ses membres.

UEFA, Concacaf et AFC passent également à l’offensive

La position néo-zélandaise prend une dimension supplémentaire au regard des tensions apparues cette semaine entre Gianni Infantino et plusieurs puissantes confédérations.

L’UEFA, la Concacaf et l’AFC ont récemment publié une lettre ouverte commune dans laquelle elles dénoncent la gestion de la FIFA et évoquent une véritable « rupture de confiance ».

Ce front commun constitue un signal politique particulièrement fort.

Jusqu’ici, les critiques visant Infantino pouvaient apparaître dispersées ou limitées à certaines fédérations. Désormais, plusieurs acteurs majeurs du football mondial semblent vouloir porter collectivement le débat sur la gouvernance de la FIFA.

La bataille pour 2027 est-elle déjà lancée ?

Derrière cette crise de confiance se profile également une question beaucoup plus stratégique : l’avenir de Gianni Infantino à la tête de la FIFA.

Le dirigeant suisse est candidat à la poursuite de son aventure à la tête de l’instance mondiale, avec une nouvelle échéance électorale prévue en mars 2027. Ses opposants cherchent donc à créer un rapport de force avant cette échéance.

L’objectif ne serait plus seulement de contester certaines décisions de la FIFA, mais de remettre directement en question la manière dont l’organisation est dirigée.

La rencontre entre Aleksander Čeferin, président de l’UEFA, et Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris Saint-Germain et acteur influent du football européen, intervient d’ailleurs dans un contexte où les grandes puissances du football réfléchissent à leur stratégie pour les prochains mois.

Pourquoi le retrait néo-zélandais est un signal important

La Nouvelle-Zélande ne possède évidemment pas le même poids politique et financier que les grandes puissances européennes ou asiatiques. Mais sa décision possède une portée symbolique.

Elle montre que la contestation peut désormais dépasser les traditionnels rapports de force entre les grandes confédérations.

Le véritable danger pour Infantino serait donc que la crise de confiance devienne mondiale et transversale.

Car pour diriger la FIFA, le président doit pouvoir s’appuyer sur le soutien d’une majorité des associations membres. Si le débat sur sa gouvernance continue de s’étendre à différents continents, la prochaine bataille électorale pourrait devenir beaucoup plus incertaine que prévu.

Notre analyse

Le retrait du soutien de la Nouvelle-Zélande ne signifie pas, à lui seul, que Gianni Infantino est en danger immédiat. Mais il intervient au pire moment pour le président de la FIFA.

Entre les critiques sur sa gouvernance, les interrogations liées à son projet d’ouverture aux investisseurs privés et désormais la mobilisation de plusieurs confédérations, le problème d’Infantino n’est plus seulement médiatique : il devient progressivement politique.

La véritable question est désormais de savoir si ces prises de position resteront isolées ou si elles annoncent la constitution d’un véritable front international avant l’élection de 2027.

Si la deuxième hypothèse se confirme, la succession d’Infantino pourrait déjà avoir commencé à se jouer dans les coulisses de la FIFA.

FIFAGianni Infantino

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