Les autorités ghanéennes ont procédé à l’arrestation de 258 personnes à la suite des violents troubles qui ont secoué la localité de Nsawam-Adoagyiri, dans la région du Sud-Est, le 7 juillet 2026. L’opération a été menée......
Les autorités ghanéennes ont procédé à l’arrestation de 258 personnes à la suite des violents troubles qui ont secoué la localité de Nsawam-Adoagyiri, dans la région du Sud-Est, le 7 juillet 2026. L’opération a été menée conjointement par le Commandement régional de police du Sud-Est et une équipe de la Direction nationale des opérations.
Selon un communiqué publié le 9 juillet, les premières investigations révèlent que plusieurs jeunes auraient pris part à une série d’actes de vandalisme et de pillages ayant plongé la population dans la peur. Les suspects sont notamment accusés d’avoir saccagé des commerces, incendié un transformateur de la compagnie d’électricité ECG, vandalisé le palais d’Oko Anadwo ainsi qu’un terrain de football en gazon synthétique.
Les forces de l’ordre indiquent également que des vendeurs de services de paiement mobile ont été pris pour cible et dévalisés au cours des violences, aggravant le climat d’insécurité dans la commune.
Au cours des interpellations, la police a saisi deux armes à feu de fabrication artisanale, des feuilles séchées soupçonnées d’être du cannabis, des comprimés présumés de tramadol et de Viagra, ainsi que plusieurs téléphones portables.
Les 258 suspects sont actuellement placés en garde à vue, où ils sont interrogés dans le cadre de l’enquête en cours. Les autorités cherchent notamment à établir les responsabilités individuelles et à identifier d’éventuels organisateurs des violences.
Le Commandement régional de police du Sud-Est assure que d’importants dispositifs de sécurité demeurent déployés à Nsawam-Adoagyiri afin de garantir la protection des personnes et des biens. Il invite par ailleurs toute personne disposant d’informations utiles à l’enquête à les communiquer aux services de police.
La police a enfin appelé les habitants, et plus particulièrement les jeunes, à respecter la loi et à s’abstenir de tout acte susceptible de compromettre la paix et la sécurité publiques.