Après avoir exprimé le souhait de ne pas se représenter à la Présidentielle et de laisser la place à une nouvelle génération, après l’élection de 2022, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur sa parole, et vient de faire une grande annonce. Le leader de LFI a annoncé sa candidature, réaffirmant son ambition d’accéder à la magistrature suprême.
«Nous c’est carré. Il y a une équipe, un programme, un seul candidat», a-t-il estimé, indiquant être «le mieux préparé» à La France insoumise et justifiant cette annonce un an avant le scrutin par l’»urgence».
«Sans vouloir affoler, mais pour être lucide, nous entrons dans une saison très agitée de l’histoire du monde. Nous sommes menacés d’une guerre généralisée, nous sommes menacés par un changement spectaculaire du climat. Et puis nous avons une crise économique et sociale qui s’avance vers nous», a-t-il déclaré sur TF1.
Il a déploré «les divisions internes dans les partis» qui «font qu’il y a une multitude de candidatures et c’est la confusion», affirmant que c’est «irresponsable».
En évoquant la guerre au Moyen-Orient, le tribun de 74 ans a pointé la responsabilité des Etats-Unis et d’Israël et estimé qu’il aurait fallu former un «front commun» avec l’Espagne pour s’opposer.
À sa quatrième candidature, il s’est dit optimiste sur sa capacité à affronter le Rassemblement national, grand favori du scrutin, qu’il soit mené à l’élection par Jordan Bardella ou Marine Le Pen.
«C’est l’adversaire principal puisqu’il paraît qu’il va gagner», a-t-il dit.
«Honnêtement, je ne le crois pas. Je ne sais même pas s’ils seront au deuxième tour (…) Je pense que nous allons les battre à plate couture», a-t-il ajouté.