La Banque Mondiale propose une formation en ligne certifiante sur l’Agriculture numérique.
L’agriculture n’échappe pas à la révolution numérique, qui va bien au-delà d’une simple adoption des technologies de l’information et de la communication (TIC). Selon l’ICRISAT, l’agriculture numérique se définit comme « des écosystèmes de TIC et de données visant à soutenir le développement et la diffusion d’informations et de services ciblés et opportuns afin de rendre l’agriculture rentable et durable tout en garantissant à tous une alimentation saine, nutritive et abordable ».
Banque Mondiale : Formation en ligne sur l’agriculture numérique
Ce que vous apprendrez
- Acquérir une solide compréhension des concepts fondamentaux des technologies de l’information et de la communication (TIC) en agriculture, en mettant l’accent sur les cas d’utilisation et l’impact potentiel.
- Découvrez les outils numériques qui améliorent la productivité agricole.
- Comprendre comment autonomiser les petits exploitants agricoles grâce aux TIC/outils numériques en matière d’accès aux marchés et aux services financiers.
- Se familiariser avec les technologies d’avenir et leur champ d’application dans l’agriculture : intelligence artificielle, télédétection, crowdsourcing et analyse des mégadonnées.
Consulter la page officielle de la formation
À propos de ce cours
Les technologies agricoles numériques (TAN) sont des innovations qui permettent aux agriculteurs et aux entrepreneurs agroalimentaires d’accroître rapidement leur productivité, leur efficacité et leur compétitivité, de faciliter l’accès aux marchés, d’améliorer la nutrition et de renforcer leur résilience face aux changements climatiques. Ces technologies englobent des applications mobiles, des identités numériques pour les agriculteurs, des applications solaires pour l’agriculture et des outils agricoles portables. Les TAN deviennent de plus en plus indispensables dans le secteur agroalimentaire mondial, grâce à une diffusion rapide et pratique de l’information et à la mise en place de marchés virtuels. Face au faible taux d’adoption des technologies numériques, qui peuvent accélérer les résultats agroalimentaires, la Banque mondiale intègre de plus en plus l’agriculture numérique comme un élément essentiel de ses opérations. Il est donc important d’étudier plus en détail les technologies agricoles numériques.
Ce cours de cinq semaines offre une vue d’ensemble des concepts liés aux technologies d’analyse des données (TAD), de leur impact potentiel, des technologies disponibles, des cas d’utilisation et des technologies émergentes. Il présente aux participants différentes plateformes de données agricoles existantes et les encourage à explorer la portée et l’utilité des plateformes de données ouvertes pour l’analyse et l’intelligence en agriculture. Les participants seront invités à interagir avec leurs pairs sur des forums de discussion et à répondre à des questionnaires tout au long du cours.
Programme d’études
5 semaines, 2 à 3 heures par semaine
Ce cours dure 5 semaines.
Semaine 1 : Aperçu de l’agriculture numérique
Le premier module de ce cours décrit l’utilisation des TIC et des technologies numériques en agriculture et ses modalités. Il explore les principaux facteurs de développement des services agricoles basés sur les TIC, ainsi que les enseignements tirés jusqu’à présent. Ce module présente également les Principes du développement numérique, établis en 2017 pour appréhender l’évolution du rôle des technologies dans le développement mondial. La deuxième partie du module met en lumière l’impact des téléphones mobiles et des technologies mobiles sur l’agriculture et le développement rural.
Semaine 2 : TIC et outils numériques pour améliorer la productivité agricole
Ces modules comportent deux sections : la première se concentre sur leur impact sur la productivité agricole ; la seconde se concentre sur l’amélioration des pratiques agricoles grâce aux services de vulgarisation et de conseil.
Section 1 : Comment les agriculteurs et les gouvernements peuvent-ils utiliser les TIC et les outils numériques pour accroître la productivité agricole ? Au niveau local, les agriculteurs peuvent utiliser les TIC pour adapter leurs pratiques culturales aux évolutions climatiques, utiliser les intrants et les ressources de manière écologique et durable, et faire face aux menaces pesant sur la productivité. Au niveau national, les responsables publics peuvent ajuster les politiques en fonction des données collectées grâce aux TIC et aux outils numériques, prévoir les approvisionnements alimentaires, cibler les programmes sociaux ou promouvoir les technologies d’amélioration des rendements.
Section 2 : Les TIC et les outils numériques ont le potentiel de transformer les services de vulgarisation et de conseil de plusieurs manières, notamment en modifiant les méthodes de travail des agents de vulgarisation, mais aussi l’organisation et le personnel des institutions de vulgarisation. L’émergence d’innovateurs publics et privés, ainsi que de jeunes entreprises, dont les modèles économiques reposent sur des services de conseil s’appuyant sur les TIC, témoigne des transformations à venir.
Semaine 3 : Autonomiser les petits exploitants agricoles grâce aux TIC et aux outils numériques dans les services financiers
De nouveaux canaux de distribution de services financiers (facilités par les TIC), de nouveaux acteurs et une concurrence accrue permettent aux prestataires de services d’offrir une gamme plus étendue de produits et services financiers et d’obtenir de meilleures informations financières, dont certaines sont utiles à la réglementation et à l’élaboration des politiques publiques. Plusieurs institutions non bancaires ont développé des approches novatrices pour le financement de l’agriculture, rendues possibles par les TIC ou intégrées à celles-ci, notamment les services financiers mobiles, les services bancaires sans agence, les guichets automatiques et les cartes à puce.
Alors que la révolution numérique gagne du terrain dans les zones rurales de nombreux pays en développement, la fracture numérique entre zones rurales et urbaines persiste, et les femmes rurales sont confrontées à une triple fracture : numérique, rurale et liée au genre. Ce module examine les avantages des TIC lorsqu’elles sont mises à la disposition des hommes et des femmes travaillant dans l’agriculture et les zones rurales. Il analyse les défis à relever et formule des recommandations pour que les communautés rurales puissent pleinement et équitablement tirer parti des TIC.
Semaine 4 : Renforcer l’accès aux marchés agricoles grâce aux TIC et aux outils numériques
Les agriculteurs utilisent les téléphones mobiles pour se constituer un réseau de contacts et s’appuyer sur cette expertise élargie afin d’obtenir plus rapidement des informations essentielles. Le téléphone mobile, ses applications dédiées et Internet deviennent de véritables outils de gestion pour les agriculteurs, notamment en matière d’intelligence de marché. Un meilleur accès à l’information leur permet de prendre de meilleures décisions concernant le transport et la logistique, les prix et la localisation, l’offre et la demande, la diversification de leur production et l’accès aux intrants.
Les TIC facilitent également les études de marché, en s’appuyant de plus en plus sur des données en temps réel. Ces informations renforcent la position des agriculteurs dans leurs activités commerciales quotidiennes. À terme, la veille concurrentielle leur permet de se concentrer sur la satisfaction des besoins des consommateurs et des acheteurs, et de développer des relations avec les acteurs de la chaîne de valeur suivante. Le principal défi pour le développement consiste à collecter et à diffuser ces informations en temps opportun, non seulement auprès des négociants et des grands exploitants, mais aussi auprès des petits producteurs.
Semaine 5 : Utilisation des TIC pour la télédétection, le crowdsourcing et le big data
Ce module se compose de trois sections : (1) Télédétection, (2) Collecte de données participative et cartographie participative, et (3) Mégadonnées pour l’analyse :
La première section , « Télédétection pour une agriculture durable », se concentre sur les différents types de solutions géographiques que les producteurs et les autres acteurs des chaînes de valeur agricoles peuvent utiliser pour accroître l’efficacité, réduire le gaspillage et, en fin de compte, instaurer des pratiques agricoles plus durables.
La deuxième section, intitulée « Crowdsourcing et cartographie participative : le pouvoir des bénévoles », explique comment les progrès réalisés dans le domaine des réseaux sociaux et de la collecte de données permettent aux individus de partager des données hyperlocalisées de manière à pouvoir bénéficier plus largement à la société.
La dernière section, « Big Data for Analytics », explique comment toutes ces données relatives à l’agriculture, collectées à l’échelle mondiale, peuvent être exploitées et analysées afin d’obtenir des informations pertinentes sur la manière de rendre l’agriculture plus durable et productive.

