Florian Thauvin pleinement épanoui à Lens : l’international français vit son «  »année la plus forte en émotions depuis… »

Florian Thauvin se confie sur son retour en EdF huit ans après

Crédit Photo : FFF

Acteur majeur de la magnifique saison de Lens, Florian Thauvin a affirmé vivre son « année la plus forte en émotions depuis 2018 » et son titre mondial avec les Bleus.

Une déclaration qu’il a faite ce 5 février 2026 en conférence de presse, à l’avant-veille de la réception de Rennes en Ligue 1.

– « Je savais ce que j’étais capable de produire » –

« Pour être tout à fait honnête, je savais ce que j’étais capable de produire et à quel niveau j’étais en train de jouer, notamment en Italie. J’ai rigolé quand je voyais certains qui disaient: +Il viendra pour encadrer un petit peu le groupe et rentrer en fin de match.+ Collectivement, l’objectif était de franchir un cap, de se positionner sur un classement européen pour la saison prochaine. C’est pour cette chose-là que je suis venu, pour essayer d’apporter ce petit plus (…) Je ne pensais pas que ça se passerait si bien, du moins pas dès la première année ».

– Soutien « extraordinaire » du public –

« C’est quelque chose d’extraordinaire et ça me touche au cœur. Quand j’ai eu des périodes compliquées, les gens qui me soutenaient se sont fait de moins en moins nombreux. Aujourd’hui, je mesure cette chance d’avoir des gens qui me soutiennent (…) C’est aussi une grande responsabilité parce que forcément, l’attente est grande mais avec mon expérience et ma maturité, c’est quelque chose qui me donne plus chaud au cœur qu’une pression sur les épaules. »

– L’irrégularité, « je l’accepte totalement » –

« On n’est pas des robots. On vit des émotions grâce aux performances, et c’est aussi grâce aux contre-performances qu’il peut y avoir des surprises. C’est pour moi ce qui fait la beauté du haut niveau (…) Même si on aimerait être performant tout au long de l’année, on sait juste que ce n’est pas ‘réalisable’ parce qu’on a des hauts et des bas en fonction de l’état de forme, la fatigue, l’état moral… Personnellement, l’hiver, j’ai un peu plus de mal avec le manque de soleil (…) Ce qui est plus important, c’est que les contre-performances n’impactent pas le niveau de l’équipe collectivement. Ces dernières années, il n’y a que trois ou quatre footballeurs au monde qui ont le même rendement toute l’année. Je n’ai pas de mal avec ça, je l’accepte totalement« 

– Son titre de champion du monde le motive –

« Je me rappelle d’un discours du coach Didier (Deschamps, NDLR) à la fin du match (la finale du Mondial-2018, NDLR), où il nous dit: +À partir d’aujourd’hui, votre vie sera différente, parce que vous n’êtes plus seulement des joueurs de foot, vous êtes des champions du monde.+ Ce sont des souvenirs exceptionnels. Peut-être que le moment où on y pense le plus, c’est quand on est dans la difficulté. La, on se dit: ‘Tu es champion du monde, c’est pas donné à tout le monde, tu vas trouver les ressources nécessaires pour le faire et tu vas t’en sortir’. C’est quelque chose que j’ai appris d’Alexis Sanchez. Quand il est arrivé à l’Udinese, il a posé un trophée qu’il avait gagné à sa place dans le vestiaire. Pour qu’il se rappelle tous les jours que c’est un champion et c’est ce qui va lui donner la motivation de s’entraîner tous les jours. Du coup, j’ai pris l’exemple sur lui: j’ai un cadre à ma place dans mon vestiaire avec la Coupe de champion du monde, pour les jours un peu plus compliqués« .

© Agence France-Presse

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