La contestation visant Gianni Infantino ne faiblit pas depuis le retrait de son projet controversé ; la FIFA avait envisagé de céder une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde. Ce recul, annoncé dans la nuit,......
La contestation visant Gianni Infantino ne faiblit pas depuis le retrait de son projet controversé ; la FIFA avait envisagé de céder une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde. Ce recul, annoncé dans la nuit, n’a pourtant pas calmé les critiques.
Samedi, l’UEFA a exprimé publiquement sa défiance envers le président de l’instance mondiale. L’organisation européenne affirme avoir perdu confiance en lui, malgré ce revirement tardif. Elle qualifie le projet abandonné d’opaque et fomenté sans concertation préalable.
Cette fronde intervient dans un contexte électoral particulièrement sensible pour Infantino. L’élection présidentielle de mars 2027 approche, et il reste pour l’instant seul candidat. Cette contestation généralisée pourrait néanmoins fragiliser sa position dans les mois à venir.
Deux poids lourds du football européen ont rapidement rejoint le mouvement lancé par l’UEFA. Les fédérations allemande et anglaise ont affiché leur soutien plein et entier samedi. Ce renfort consolide davantage le front européen mobilisé contre la gouvernance actuelle.
Bernd Neuendorf, président de la fédération allemande, a livré une critique particulièrement sévère. Selon lui, Infantino a agi de manière unilatérale et sans transparence suffisante. Cette méthode traduit, à ses yeux, une irresponsabilité manifeste envers les intérêts du football mondial.
La DFB exige désormais une enquête complète concernant l’élaboration de ce projet controversé. L’organisation allemande réclame également un changement culturel fondamental au sein de l’instance dirigeante. Cette demande révèle une défiance croissante envers les pratiques décisionnelles actuelles de la FIFA.
De son côté, la fédération anglaise n’a pas ménagé ses propos dans son communiqué officiel. La FA appelle à un examen approfondi et rigoureux de la direction fédérale. L’objectif affiché consiste à garantir une gestion transparente du football à l’échelle mondiale.
L’instance anglaise a également réaffirmé son alignement total sur la position défendue par l’UEFA. Cette convergence entre grandes nations du football illustre l’ampleur inédite de la contestation. Une telle unité institutionnelle reste rare face à la direction de la FIFA.
Le projet abandonné portait le nom de FIFA Forward Enterprise dans les documents internes. Cette structure aurait supervisé les activités commerciales des grandes compétitions internationales, dont le Mondial. D’autres confédérations, comme la CONCACAF et la zone asiatique, s’y étaient également opposées.
Pour les jeunes suiveurs du football mondial, cette crise traduit des tensions institutionnelles durables. Les grandes fédérations réclament aujourd’hui davantage de clarté dans la gestion des instances dirigeantes. L’évolution de cette contestation pourrait redéfinir les équilibres de pouvoir au sein du football international.
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