Vous cherchez de l’emploi au Togo et vous êtes juristes, agronomes, économistes, biologistes, logisticien, etc. ? Il est très important que vous vous intéressez aux ambitions de la filière du soja au Togo. Une ambition d......
Vous cherchez de l’emploi au Togo et vous êtes juristes, agronomes, économistes, biologistes, logisticien, etc. ? Il est très important que vous vous intéressez aux ambitions de la filière du soja au Togo.
Une ambition d’augmenter la production de soja
Le Conseil interprofessionnel de la filière soja du Togo (CIFS-Togo) veut produire 300.000 tonnes de soja en 2026-2027, rapporte Togo First.
Pour réaliser ces ambitions, le CIFS-Togo a 3 grands objectifs :
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Mettre en réseau les agriculteurs, l’État, les banques, les acheteurs et les usines.
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Professionnaliser les agriculteurs, c’est-à-dire les organiser en coopératives solides, moderniser leurs méthodes de travail et augmenter leurs rendements.
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Sécuriser les moyens de production. Pour cela, il doit connaître exactement les besoins du terrain, fournir à temps des semences de qualité et garantir que le soja passe sans blocage du champ jusqu’à l’exportation.
Comment positionner votre profil sur cette chaîne de valeur ?
L’un des principaux freins à l’insertion professionnelle au Togo réside dans la difficulté pour les candidats à identifier où leurs compétences théoriques peuvent s’appliquer. La modernisation de la filière soja offre pourtant des débouchés précis :
Pour les juristes d’affaires : Les coopératives agricoles, les institutions de microfinance et les banques partenaires ont un besoin croissant de conseils juridiques.
Leurs missions couvrent la rédaction de contrats d’agrégation, l’encadrement des prêts agricoles, le droit des sociétés coopératives et le respect des normes d’exportation.
Pour les logisticiens : L’organisation de la distribution des intrants dans les régions rurales et la gestion de l’exportation des graines et tourteaux de soja via le Port Autonome de Lomé nécessitent des spécialistes de la supply chain.
Pour les agronomes et biologistes : Leur expertise est requise pour l’amélioration des semences, l’analyse des sols, le conseil en conduite de cultures biologiques et le suivi des processus de certification.
Adapter son cursus grâce à la formation continue
Pour les profils souhaitant renforcer l’attractivité de leur CV, plusieurs organisations internationales comme la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) proposent des modules de formation en ligne accessibles gratuitement.
Ces certifications permettent d’adapter un parcours académique classique aux exigences du secteur agroalimentaire et des bailleurs de fonds.
Au-delà du soja : d’autres secteurs porteurs au Togo
La dynamique observée dans la filière soja s’inscrit dans un contexte économique national plus large.
Au Togo, le secteur primaire et l’agroalimentaire occupent une place centrale en comptant pour 65 % des emplois et 20 % du PIB. Cependant, la balance commerciale du pays demeure déficitaire, en raison de la dépendance aux importations alimentaires et aux produits transformés.
Pour répondre à ces défis, la feuille de route gouvernementale « Togo 2025 » vise une croissance axée sur l’industrialisation et la logistique, ouvrant des perspectives d’emploi dans d’autres filières :
La transformation industrielle (PIA) : La Plateforme Industrielle d’Adétikopé développe la transformation locale des matières premières (soja, coton, bois, phosphates).
Cela génère des besoins en techniciens de maintenance, ingénieurs, responsables QHSE et spécialistes des ressources humaines.
Le hub logistique national : Les investissements dans les infrastructures portuaires et de transport soutiennent la demande de cadres en gestion de fret, transit et commerce international.
Le développement territorial : Des initiatives comme le Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS) mobilisent des compétences en gestion de projets, analyse de données socio-économiques et ingénierie rurale.
En somme, la recherche d’emploi gagne à s’orienter vers les secteurs en restructuration. L’agro-industrie et la logistique figurent parmi les principaux moteurs de création de valeur au Togo.
En identifiant les besoins opérationnels des acteurs de ces filières, les jeunes diplômés peuvent ajuster leur candidature et faire valoir leurs compétences auprès des entreprises, coopératives et institutions du secteur.