L’Égypte est le premier pays arabe en termes de production de blé en 2026, selon les estimations de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Elle est suivie par le Maroc, l’Iran, l’Alg......
L’Égypte est le premier pays arabe en termes de production de blé en 2026, selon les estimations de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Elle est suivie par le Maroc, l’Iran, l’Algérie, la Tunisie et l’Arabie Saoudite.
4 pays d’Afrique du Nord dans le top 6 des pays arabes producteurs de blé
Selon les estimations de la FAO, la production de blé de l’Égypte atteindra 10,2 millions de tonnes en 2026.
Elle se classe ainsi en tête des pays arabes, suivie du Maroc et de l’Irak avec une production de 5 millions de tonnes chacun.
L’Algérie suit l’Irak avec environ 3,5 millions de tonnes. A la 5e place se trouve la Tunisie avec environ 1,4 million de tonnes et l’Arabie saoudite 6e avec 1,1 million de tonnes.
Ce qui explique la primauté de l’Egypte
La suprématie de l’Egypte s’explique par la croissance continue de la production locale, stimulée par l’augmentation des superficies cultivées et une meilleure productivité.
À cela s’ajoutent les efforts d’expansion de la sélection et de la culture de variétés à haut rendement et résilientes au climat, ce qui contribue à renforcer la production locale et à réduire la dépendance aux importations.
Selon les prévisions de la FAO, la production de blé en Égypte devrait augmenter d’environ 7 % en 2026, principalement tirée par l’extension de la superficie cultivée.
Le document note aussi une hausse de 6,5 % de la production locale de blé, dépassent ainsi les 10 millions de tonnes en 2026, contre 9,4 millions de tonnes en 2025.
Cela se traduit par une baisse des importations de blé à 12,5 millions de tonnes, contre environ 13,2 millions de tonnes l’année précédente.
Comme le clarifie l’infographie, la superficie consacrée à la culture du blé a augmenté pour atteindre 3,76 millions de feddans, soit une hausse record allant jusqu’à 600 000 feddans par rapport à la saison précédente.
De plus, les quantités totales livrées à la fin de la saison d’approvisionnement ont atteint environ 5 millions de tonnes, ce qui constitue le niveau historique le plus élevé enregistré par le système d’approvisionnement gouvernemental.
Dans ce même contexte, le prix d’achat du blé aux agriculteurs a été fixé à 2 500 livres, conformément aux directives du Président Egyptien, à titre d’incitation pour les agriculteurs.
Cette mesure s’accompagne du développement et de la diffusion de variétés à haut rendement et résistantes au changement climatique, parmi lesquelles figurent notamment « Égypte 3 », « Égypte 4 », « Gizeh 171 », les variétés « Sokha 95 et 96 », « Sdeis 14 et 15 », « Beni Suef 5 et 7 », ainsi que « Sohag 5 et 6 ».
Les prix mondiaux du blé ont reculé en juin 2026
En juin 2026, les prix internationaux du blé, exprimés en dollars des États-Unis, ont généralement baissé, avec toutefois des évolutions variables selon les origines, la progression des récoltes dans l’hémisphère Nord ayant exacerbé les pressions exercées par des disponibilités mondiales déjà abondantes, tandis que la forte concurrence des exportateurs de la mer Noire s’est maintenue.
Les prix à l’exportation du Canada (Saint-Laurent, CWRS, 13,5%) ont enregistré la plus forte baisse, reculant de 9 pour cent par rapport à mai.
Aux États-Unis d’Amérique, les prix du blé de référence (US n°2, dur roux d’hiver) ont reculé de 5,4 pour cent par rapport au mois de mai à mesure que les récoltes progressaient.
Toutefois, les perspectives de récoltes limitées par la sécheresse ont maintenu les prix à des niveaux 19,4 pour cent plus élevés qu’en juin 2025.
De même, les prix dans l’Union européenne (France, qualité 1, Rouen) ont fléchi de 1,9 pour cent entre mai et juin 2026.
En revanche, les cours à l’exportation en Argentine (12%, Up River) ont augmenté de 0,9 pour cent, en raison notamment de la réduction des droits sur les exportations de blé à compter de juin 2026, qui a soutenu la demande à l’exportation.