Arsène Wenger se retrouve désormais au centre d’une controverse touchant la gouvernance de la FIFA. Pour rappel, le président Gianni Infantino fait face à une contestation croissante depuis l’abandon de son projet commercial baptisé FIFA Forward Enterprise. Ce plan visait à vendre des parts liées à la Coupe du monde à des investisseurs privés.
L’ancien entraîneur d’Arsenal occupe depuis 2019 le poste de directeur du développement du football mondial. Sa proximité constante avec Infantino, documentée depuis sa nomination, alimente aujourd’hui les critiques. Selon le quotidien britannique The Telegraph, plusieurs observateurs remettent en question son silence face à la polémique.
Le projet controversé a provoqué une réaction forte de plusieurs confédérations continentales. L’UEFA, la CONCACAF et la Confédération asiatique de football ont toutes rejeté cette initiative commerciale. Le Premier ministre britannique Andy Burnham a même appelé Infantino à démissionner de ses fonctions.
Dans ce climat tendu, l’absence de prise de position publique de Wenger interpelle. Le technicien français avait pourtant construit, durant ses années à Arsenal, une réputation d’homme critique envers l’argent-roi. Cette image tranche aujourd’hui avec son rôle actuel au sein de l’organisation dirigée par Infantino.
Le journal The Telegraph rappelle que des figures influentes de la FIFA ont pris leurs distances avec le président suisse. Conseillers et responsables opérationnels se seraient progressivement éloignés du dirigeant contesté. Même le président américain Donald Trump aurait manifesté une certaine réserve envers Infantino ces derniers mois.

